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Selon Paule Fortier: des faussetés circulent au sujet des commissions scolaires

La présidente de la CSSMI

Selon Paule Fortier: des faussetés circulent au sujet des commissions scolaires

«La ministre de l’Éducation se trompe, et par le fait même, trompe la population. Il y a tellement de faussetés qui circulent actuellement au sujet des commissions scolaires, je veux rétablir les faits!»

C’est en ces termes quela présidente de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI), Paule Fortier, a réagi, par le biais d’un communiqué, pour dénoncer les propos de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) quant au financement de la taxe scolaire.

«La taxe scolaire ne sert pas qu’à payer les services administratifs et le transport, contrairement à ce que mentionne la ministre Malavoy»,a indiqué la présidente Fortier qui a expliqué que la taxe scolaire permet aussi d’offrir un soutien accru aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA). Cela représente 3 millions $ supplémentaires pour cette clientèle à la CSSMI.»

Mme Fortier a renchéri ainsi: «Le quart de la taxe scolaire sert au financement des biens meubles et immeubles des écoles. On parle ici de consommation énergétique, de l’entretien des bâtisses et de l’entretien ménager. De plus, une grande partie de la taxe sert à payer le salaire des directions d’écoles, des secrétaires et des concierges. La portion de la taxe allouée au transport scolaire des élèves représente quant à elle 16 %.»

Rappelons que la semaine dernière, la première ministre Pauline Marois a indiqué qu’elle allait exiger de la part des commissions scolaires un remboursement des taxes scolaires. En tout, le gouvernement souhaite que les commissions rendent 100 millions de dollars sur deux ans aux contribuables, qui ont subi une hausse des taxes scolaires cette année.

«Ce que la population doit savoir, c’est que nous n’avons pas fait de l’argent avec l’augmentation des comptes de taxe des contribuables. Cet argent a été retourné à Québec puisque le gouvernement a réduit du même montant le financement alloué à la CSSMI», a martelé Mme Fortier.

Depuis 2011, la CSSMI dit avoir subi des compressions budgétaires totalisant 9 millions de dollars annuellement. La remise de 100 millions $ des commissions scolaires aux contribuables signifie un montant additionnel de 6 millions pour la CSSMI. «Je refuse, s’indigne-t-elle, que la CSSMI assume 6 % des compressions alors que nous n’avons que 3 % des élèves du Québec. Je ne tolérerai jamais que nos élèves soient pénalisés au détriment de ceux de Montréal ou d’autres régions qui n’ont pas été affectés par le retrait du rabais fiscal du gouvernement dans les comptes de taxe scolaire!»

Pour faire face aux compressions des dernières années, la CSSMI rappelle avoir notamment fusionné des services administratifs, n’avoir pas remplacé plusieurs départs à la retraite et avoir réduit de manière considérable ses dépenses de telle sorte que ses coûts de gestion représentent désormais 3,9 % du budget annuel. «Il s’agit d’un record historique qui situe la CSSMI parmi les organismes publics et parapublics ayant les frais de gestion les plus bas.»

En somme, la CSSMI dénonce les propos qu’elle juge confus du gouvernement du Québec quant à la taxe scolaire. Paule Fortier termine ainsi: «Assurément, les élèves feront les frais de ces nouvelles coupes. Il s’agit de toute évidence d’une stratégie purement électoraliste qui aura inévitablement une conséquence irréparable sur les élèves de nos écoles.»

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