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Sainte-Thérèse: vive inquiétude autour du marché locatif

Si le cadre enchanteur des Basses-Laurentides en séduit plus d’un à l’idée de dénicher un beau logement à bas prix, ce n’est certes pas à Sainte-Thérèse qu’il faut le chercher, si l’on s’en tient aux données du FRAPRU, qui dresse un portrait peu reluisant du marché locatif local.

Selon le FRAPRU, pas moins de 52 % des ménages résidentiels de Sainte-Thérèse sont locataires, alors qu’ils ne sont que 27 % dans le reste des Laurentides. Quelque 1 030 ménages débourseraient plus de la moitié de leur revenu pour le logement.

«Les chiffres de la région sont très inquiétants. Les logements sociaux sont insuffisants. On pense qu’avec les témoignages, ça va faire changer les choses», a indiqué la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme, quelques minutes avant le début des audiences de la Commission populaire sur le droit au logement, le 15 novembre dernier.

«Actuellement, on observe à Sainte-Thérèse la même tendance qu’à Montréal: la construction de condominiums», fait remarquer Mme Laflamme.

Si 839 logements ont été construits en cinq ans, force est de constater que la tendance glisse maintenant du côté des unités de condominium puisqu’on en dénombre 1 459 nouveaux pour la même période.

L’année 2012 est de loin la plus avare; seulement dix logements ont été construits entre janvier et octobre pour 166 nouvelles unités de condominium.

Pour l’ensemble de la MRC de Thérèse-De Blainville, on parle de 16 logements mis en chantier par rapport à 182 unités de condominium.

Ces chiffres, qui peuvent surprendre, proviennent de la Société canadienne d’hypothèques et de logement, précise Mme Laflamme.

À Sainte-Thérèse, le taux d’inoccupation locatif enregistré en 2011 était de 2 %, rendant souvent les locataires impuissants face à la hausse du prix de leur logement.

Quant à ceux qui comptent obtenir un logement social ou un HLM, ils doivent s’armer de patience et attendre parfois jusqu’à 12 ans avant d’accéder à un logement subventionné dans la municipalité de Sainte-Thérèse, où ce type de logement ne représente que 2,6 % du marché locatif. Or, le pourcentage de HLM offerts dans le reste du Québec se situe à 5,8 %.

Mme Laflamme souligne que l’offre de logements coopératifs et sans but lucratif n’est guère mieux. «De 1995 à la fin de 2010, à peine 580 logements ont été construits dans les Laurentides, dans le cadre de programmes comme AccèsLogis, alors que ce nombre était de 24 400 à l’échelle du Québec.»

Celle-ci fait par ailleurs remarquer que «le retard des Laurentides en matière de logement ne sera jamais rattrapé si les gouvernements fédéral et provincial n’augmentent pas leurs investissements». «Ce n’est pas avec 2 500 logements sociaux pour tout le Québec, comme c’est le cas en 2012-2013, qu’on va répondre aux besoins des mal-logés des Laurentides et de Sainte-Thérèse en particulier», a précisé Mme Laflamme.

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