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La conseillère Régine Apollon affirme être victime de raciste à la table du conseil.

Sainte-Thérèse: une conseillère municipale affirme être victime de racisme

Conseillère municipale à Sainte-Thérèse depuis 2017, Régine Apollon s’est vidée le cœur sur les réseaux sociaux, la semaine dernière, affirmant notamment être depuis longtemps la cible de commentaires désobligeants à son égard, et ce, de la part d’un autre conseiller.

La goutte qui a fait déborder le vase est survenue le 27 septembre lors d’une réunion du conseil municipal qui se déroulait par Zoom. Lors d’une discussion qu’elle menait au sujet des travailleurs étrangers, le ton a tellement monté à cette occasion que la présidente de l’assemblée, la mairesse Sylvie Surprenant, a dû mettre fin à la réunion.

« J’ai longtemps hésité avant d’écrire ce texte, écrit Régine Apollon sur sa page Facebook. Je n’ai pas l’habitude d’étaler mes états d’âme sur les réseaux sociaux. Toutefois, des agissements disgracieux à mon endroit me poussent à vous partager ces quelques lignes. »

Mme Apollon poursuit son discours en affirmant avoir été l’objet de commentaires racistes d’un autre élu, qui l’a notamment traitée de menteuse, insinuant par ailleurs qu’elle n’avait pas sa place au sein du conseil, allant même jusqu’à contester sa nomination comme pro-mairesse. Nous avons joint la principale intéressée par téléphone.

« Ce n’est pas juste raciste, c’est misogyne aussi. Il y en a certain qui traite les femmes différemment. Depuis quatre ans, dès que je contredis ou remet la justesse d’une information en cause, on me traite de menteuse ! », a lancé Régine Apollon qui affirme en outre avoir reçu des courriels de conseillers de Sainte-Thérèse lui indiquant la façon dont elle devait leur adresser la parole autour de la table du conseil.

« En tant que femme issue de la diversité, je ne peux passer sous silence cette attitude qui est devenue habituelle pour cette personne en particulier. Depuis quatre ans, c’est tout le temps comme ça ! ».

Des confirmations

Le nom du conseiller pointé du doigt est connu. D’ailleurs, son collègue, le conseiller municipal Luc Vézina, n’hésite pas à le démasquer dès les premières secondes de notre conversation.

« Il me poursuivra s’il le veut parce que c’est supposé être confidentiel, mais je ne peux pas laisser passer ça et me cacher derrière la confidentialité ! Je ne protègerai jamais des hommes de même ! ».

Le journal laissera toutefois les membres du conseil de ville de Sainte-Thérèse laver leur linge sale en famille. L’important est de dénoncer cette situation pour éviter qu’elle se reproduise.

« Lundi, je pense que la situation a dépassé les bornes, poursuit Luc Vézina. Régine parlait de Tricentris qui a récemment obtenu l’autorisation de Québec d’embaucher des travailleurs étrangers. Le conseiller lui a alors dit qu’elle aille les chercher à Roxton Pound puisqu’ils y entrent directement avant de la traiter de maudite menteuse (sic) en criant. »

La situation a ensuite dégénéré jusqu’à ce que Sylvie Surpenant mette fin à la réunion.

Aux dires de Luc Vézina, ce n’est pas la première fois que le climat de travail s’envenime. Il comprend Régine Apollon de réagir ainsi.

« Il a déjà envoyé un courriel à Régine pour lui dire de nettoyer son bureau. Ça fait 26 ans que je suis là et il y a de la poussière qui date de 26 ans et jamais il ne m’a dit ça ! », d’ajouter M. Vézina.

Du côté de Sylvie Surprenant, elle a confirmé avoir mis fin à la réunion abruptement, mais n’a pas voulu commenter cette situation en particulier.

« C’est évident que quelque que soit la situation, je vais toujours faire respecter l’ordre et le décorum et exiger un comportement respectueux et adéquat. Quels que soit les propos, qu’ils soient racistes, sexistes ou misogynes, ça n’a pas sa place dans un comité plénier ou autour d’aucune table de travail ! », a-t-elle conclu.

 

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