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Sainte-Anne-des-Plaines souhaite exclure de la zone agricole 94 hectares de terrain

Le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau.

Sainte-Anne-des-Plaines souhaite exclure de la zone agricole 94 hectares de terrain

Développement industriel et commercial

À la suite des États généraux tenus en janvier 2010, le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau, est vite arrivé à la conclusion que l’avenir de la Ville passait nécessairement par son développement. Surtout industriel et commercial.

«C’est là notre principal problème. Il y a cinq ans, quand on a laissé tomber Partenaires Rues principales, tout s’est effondré», a-t-il fait valoir. D’avis que le développement commercial est de nouveau sur la bonne voie depuis la mise sur pied de la Cordev (Corporation de développement de Sainte-Anne-des-Plaines), reste à développer le secteur industriel, ce qu’il compte faire sitôt sa demande acceptée par la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec).

«Notre demande d’exclusion vise environ 94 hectares, dont 37 seraient utilisés pour la phase II de notre parc industriel», a-t-il indiqué, soit environ une fois et demie la taille du parc industriel actuel. Déjà, six demandes d’achat de terrains seraient dans le collimateur municipal en prévision de la création éventuelle d’un second parc industriel.

Le reste de l’aire visée par la demande d’exclusion, soit environ 57 hectares, servira notamment à du développement résidentiel et à la régularisation de la zone blanche, de même qu’aux projets de piste cyclable et de voie de contournement. «Avant d’arrêter notre choix sur les lots ciblés, nous avons consulté l’UPA et nous nous sommes assurés que la zone touchée était de moindre impact», a toutefois tenu à mentionner M. Charbonneau.

Reconnaissant le caractère ambitieux du projet, le maire insiste sur le fait que l’accent sera mis sur l’harmonie et l’équilibre de l’usage du territoire. Rappelons que la superficie de la ville de Sainte-Anne-des-Plaines s’étend sur 92 kilomètres carrés. La demande d’exclusion de la zone agricole de 94 hectares représente donc environ 1 % du territoire.

La démarche

Présenté et adopté à l’unanimité par le conseil municipal il y a quelques mois, le projet a ensuite reçu l’aval de Comité consultatif agricole (CCA) de la MRC de Thérèse-De Blainville, avant de recevoir celui de la MRC elle-même, en décembre dernier. Prochaine étape? La CPTAQ. Mais avant, le maire compte rencontrer les commissaires afin de leur présenter les grandes orientations préliminaires du projet. «Rien n’est encore gagné», a-t-il souligné.

Mentionnons cependant qu’à ce stade-ci, une entente à l’amiable avec la presque totalité des propriétaires de terrains visés par la demande d’exclusion a déjà été conclue. Il semble que l’expropriation ne soit aucunement une option pour le maire. «On ne veut pas nécessairement devenir plus gros comme ville, ni faire du développement à outrance. Mais je crois que nous n’avons plus le choix. Il faut augmenter la valeur foncière de la Ville», a-t-il terminé.

Validation du plan d’action

Une soirée d’information au cours de laquelle les citoyens seront invités à valider le plan d’action issu des États généraux 2010, se tiendra le mercredi 19 janvier prochain, à 19 h, au centre Jean-Guy-Cardinal. Sur place, le maire présentera, cartes et maquettes à l’appui, les différents projets, dont la demande d’exclusion, sur lesquels le conseil a depuis travaillé en collaboration avec les acteurs du milieu.

 

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