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Sainte-Anne-des-Plaines: plaidoyer en faveur du développement

Photo Michel ChartrandAlain Cassista

Sainte-Anne-des-Plaines: plaidoyer en faveur du développement

D’ordinaire discret, le conseiller municipal Alain Cassista a livré un véritable plaidoyer en faveur du développement de Sainte-Anne-des-Plaines, lors de l’assemblée du 12 juillet dernier, lançant même à la blague qu’il allait faire un Denys Gagnon de lui-même.

Plus sérieusement, M. Cassista s’est dit préoccupé par les commentaires qu’il recevait quotidiennement à l’effet que le taux de taxation à Sainte-Anne-des-Plaines est trop élevé. Devant ces propos, il a tenu à expliquer la situation actuelle de la municipalité, prise entre ses revenus limités et ses dépenses imposées. «D’un côté, nous avons une richesse per capita inférieure à la moyenne du Québec et de l’autre, des dépenses imposées par la Communauté métropolitaine de Montréal», a-t-il énoncé.

Au nombre des dommages collatéraux découlant de l’adhésion forcée de la municipalité à la CMM, il y a le Service de police, qui doit nécessairement être de niveau 2. Or, la facture annuelle rattachée à cette obligation s’élève à 2,75 millions de dollars pour les contribuables, soit 0,30 cent le 100 $ d’évaluation. «Saint-Lin-des-Laurentides et Sainte-Sophie, qui ne font pas partie de la CMM, paient entre 1,3 et 1,7 million de dollars pour leur Service de police», a-t-il comparé.

De l’avis de M. Cassista, et parmi les options à envisager, deux choix s’imposent: favoriser le développement de la ville, tant du point de vue résidentiel, commercial, qu’industriel et se dégager des obligations qui rattachent Sainte-Anne-des-Plaines à la CMM.

Déjà, des représentations auprès des ministres Lessard (Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire) et Dutil (Sécurité publique) ont été faites et des pourparlers avec le député de Blainville sont toujours en cours. Une rencontre avec Solidarité rurale du Québec a également eu lieu la semaine dernière, afin d’inclure Sainte-Anne-des-Plaines à la Politique nationale de la ruralité.

Demande d’exclusion

En ce qui concerne l’avenir de Sainte-Anne-des-Plaines, tous les espoirs semblent désormais tournés vers la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec), là où loge depuis quelques mois déjà une demande d’exclusion visant quelque 94 hectares de terrain. De ce nombre, la municipalité souhaiterait utiliser 37 hectares pour la phase 2 de son parc industriel. Les autres 57 hectares serviraient au développement résidentiel, à la régularisation de la zone blanche et aux projets de piste cyclable et de voie de contournement. «On attend la réponse de la CPTAQ et on espère que ça va nous aider à défaire le nœud. Parce que si les paliers supérieurs nous laissent tomber, on devra se tourner vers vous, les contribuables, pour payer les factures», a-t-il prévenu.

Vérification faite auprès de la CPTAQ, c’est le 6 septembre prochain qu’aura lieu la rencontre de pré-orientation. «Cette rencontre permettra l’échange d’information entre la Municipalité et la CPTAQ», a expliqué Éliane Sfeir, responsable des relations avec les médias. Il n’a toutefois pas été possible de connaître le délai qui sera ensuite nécessaire avant que la décision finale ne soit prise.

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