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Sainte-Anne-des-Plaines: les impatiences d’un maire

Agacé par le fait que ses projets n’aboutissent pas plus rapidement

Sainte-Anne-des-Plaines: les impatiences d’un maire

Maire de Sainte-Anne-des-Plaines depuis le 1er novembre 2009, Guy Charbonneau a toujours plaidé sa passion pour sa ville. Le soir de son élection, il avait clairement évoqué son intention de «bâtir» Sainte-Anne-des-Plaines et sa volonté de tenir des États généraux, ce qu’il a fait, dès janvier 2010.

 De ces États généraux, un plan d’action a découlé, contenant quatre grands titres: valoriser la municipalité, relancer son économie, aménager son territoire et réclamer son dû. Or, plus de deux ans plus tard, Guy Charbonneau, un brin essoufflé, constate avec fierté le travail accompli, mais ne peut s’empêcher de se désoler devant les délais imposés. «Ça prend des années avant de faire aboutir des projets», a-t-il vertement déploré. À titre d’exemple, M. Charbonneau cite le seul prolongement de 60 mètres d’un tuyau pour éviter l’érosion du ruisseau La Corne qui a requis 18 mois d’attente avant que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) ne consente finalement à émettre un permis.

Quatre dossiers en particulier retiennent l’attention de l’administration Charbonneau. Quatre dossiers qui n’avanceront pas tant que des décisions ne seront pas rendues: celui de se retirer de l’obligation de se prévaloir d’un service de police niveau 2 au profit de la Sûreté du Québec (SQ), celui d’accéder à la Politique nationale de la ruralité, celui concernant la demande d’exclusion des terres agricoles à la CPTAQ et enfin, celui des routes, avec le ministère des Transports, plus particulièrement les demandes relatives à l’aménagement de la montée Gagnon et du boulevard Sainte-Anne. Autant de dossiers amorcés et même déposés auprès des instances décisionnelles concernées depuis des mois, mais qui tardent à aboutir. «Ce n’est parce qu’on ne fait pas bien les choses, au contraire. Je pense qu’on est trop docile. Sainte-Anne-des-Plaines ressemble à un ado avec les pantalons trop longs et les manches trop courtes», image M. Charbonneau. Or, devant ces délais, le maire est aujourd’hui inquiet. Inquiet de constater que les dépenses d’opération ont été réduites au maximum, et que l’effort fiscal des citoyens atteint désormais 116 %. «L’élastique est étiré au maximum. Ça va finir par se rompre», craint-il.

Les bons coups et la suite des choses

Autrement, M. Charbonneau se réjouit du travail qui a tout de même été accompli à bien d’autres égards, comme celui entourant le caractère vert, champêtre et patrimonial de la ville, la CORDEV qui prend du galon, l’aménagement de la 6e Avenue et la construction de trottoirs ceinturant les parcs, l’obtention de 3 Fleurons et le projet de piste cyclable qui prend forme, de plus en plus. «La piste cyclable, c’est long à mettre en place et onéreux, mais c’est un beau projet», pointe-t-il. Si tout se poursuit comme prévu, la construction du premier tronçon reliant la rue Therrien au Marché Metro, à Blainville, devrait se mettre en branle dès cet automne.

Quant aux prochaines élections municipales, elles auront lieu à l’automne 2013. Dans 18 mois. Or, le maire s’inquiète du temps qui passe. Et bien qu’il appréhende un peu ses 65 ans, dans quelques semaines, il voit mal comment il pourrait quitter sans au préalable compléter ce qu’il a commencé. «Difficile de ne pas prendre un autre mandat. Mais je regarde quand même les autres opportunités», a-t-il laissé tomber en terminant.

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