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Roland et Carole Cloutier: la passion de l’agriculture

Roland et Carole Cloutier photographiés devant la maison familiale

Roland et Carole Cloutier: la passion de l’agriculture

(NDLR) — Avec l’arrivée du printemps, la Ferme Roland Cloutier, située dans la partie rurale de Saint-Eustache, amorce un nouveau cycle de production qui se poursuivra jusqu’au mois d’octobre prochain. Au cours des prochains mois, vous êtes invités, grâce à une série de reportages, à suivre Roland Cloutier et sa femme Carole, et à découvrir toutes les étapes qui les mèneront, selon le moment, à la récolte des fraises, tomates, maïs, courges et citrouilles que ceux-ci produisent.

Après l’étape des semis, amorcée à la mi-mars, les plants de tomates reposent paisiblement ces jours-ci dans la chaleur, à l’intérieur d’une petite serre aménagée tout à côté de la maison familiale. Il faut maintenant attendre que ceux-ci fassent 14 pouces de hauteur avant de les transplanter définitivement à l’extérieur, dans les champs. Autour de la mi-mai environ, une fois que tout risque de gel sera écarté.

Pour Roland et Carole Cloutier, propriétaires de la Ferme Roland Cloutier, située à Saint-Eustache, c’est le début d’un nouveau cycle de production qui vient de s’amorcer. En plus, il y aura le kiosque à légumes à opérer, devant la maison familiale, de juin à octobre, sept jours sur sept, et cela, pour une 24e année. En plus des fruits et légumes cultivés sur place ou encore achetés localement, on y offrira des produits maison cuisinés par Carole Cloutier depuis maintenant huit ans.

Si ce travail va leur demander beaucoup d’heures au fil des prochains mois, c’est aussi avec la passion qui les anime encore et toujours aujourd’hui qu’ils ont entrepris cette nouvelle saison.

Dans le cas de Roland, âgé de 57 ans, cette passion a commencé tout jeune, alors que son père a acheté, il y a 50 ans, une terre de 57 acres sur le rang La Fresnière, à Saint-Eustache, tout près de la montée McMartin qui mène à Saint-Joseph-du-Lac. Celui-ci poursuivait alors la tradition de son père, installé, lui, dans le secteur Dorothée, à Laval, là où le Ciné-parc de Laval a déjà connu ses belles années par après. «Il voulait, semble-t-il, faire travailler ses six garçons. Et c’est vrai qu’on a travaillé fort», raconte, sourire en coin, Roland Cloutier.

Dans le cas de Carole, 53 ans, cette passion l’anime maintenant depuis 33 ans, alors qu’elle délaissait son métier de secrétaire au centre-ville de Montréal pour vivre sa vie avec Roland et se retrouver en pleine campagne. Du coup, elle renouait d’une certaine façon avec l’agriculture. En effet, lorsqu’elle était jeune, cette Joséphoise allait visiter son grand-père qui exploitait un verger à Saint-Joseph-du-Lac. «J’ai appris à aimer cela. C’est une belle vie et les valeurs sont bonnes. Surtout, il faut avoir la passion d’aimer ce que l’on fait», mentionne de son côté Carole Cloutier, filleule de l’ex-maire Paul-Yvon Lauzon.

Parents de quatre enfants (trois garçons et une fille) et mariés depuis presque 33 ans, Roland et Carole Cloutier vont donc, à nouveau, au cours des prochains mois, entretenir cette passion qui les anime et qui les unit. Cela a commencé avec les semis de tomates (environ 4 500 plants). Et cela se poursuivra avec les piments (autour de 5 000 également), les haricots verts et jaunes (de 35 à 40 livres), sans oublier les courges et citrouilles (autour de 10 000 à 15 000 plants).

Et il ne faut pas oublier les fraises et le maïs qui, dans ces cas précis, nécessitent une autre approche. Les fraisiers sont, en effet, déjà en terre. Il faudra cependant nettoyer l’espace qui leur est consacré, arroser et ajouter un peu d’engrais.

Pour ce qui est du maïs, qui va occuper 70 % des 35 acres de terres cultivables, il a déjà commencé à être semé. Cette étape s’effectuera aux cinq jours, afin d’être en mesure d’en cueillir du frais tout au long de l’été et au début de l’automne. «C’est la première fois qu’on sème si tôt (dimanche dernier). C’est du “maïs hâtif”. On ne sait pas si cela va être concluant. Ça va dépendre de la température», raconte Mme Cloutier.

«Pour semer un arpent (environ 200 pieds x 200 pieds), cela demande une bonne demi-journée de labourage du sol et une heure pour semer le maïs. C’est beaucoup de temps, mais ça se fait tout à la machine», explique M. Cloutier. Celui-ci précise aussi que, malgré les années, il y a encore, parfois, d’immenses roches dans les sols, et qu’il faut donc dégager.

Pour le maïs, cela va prendre, une fois semé, une dizaine de jours avant qu’il ne pointe de terre, puis encore de 50 à 70 jours avant qu’il soit prêt «à casser», selon l’expression consacrée. De premiers épis pourront ainsi être cueillis autour du 24 juin, et la récolte se poursuivra par après jusqu’au mois d’octobre.

Si la passion est toujours bien présente, l’inquiétude est aussi un tout petit peu de la partie en début de saison. «C’est Lui, tout en haut, qui décide. C’est Lui, le grand boss», dit avec philosophie M. Cloutier.

Beau temps, mauvais temps, c’est reparti pour Roland et Carole Cloutier!

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