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Protection des milieux naturels: et voici Éco-Corridors Laurentiens

Face au développement rapide des Laurentides et au constat qu’elle est aussi la région qui possède le moins d’aires naturelles protégées, un regroupement est né, le 19 avril à Saint-Jérôme, sous le nom d’Éco-Corridors Laurentiens.

Sa mission: promouvoir l’augmentation des aires naturelles protégées dans les Laurentides, susciter des opportunités de conservation et la création d’organismes qui pourront les prendre en main, explique Gilbert Tousignant, membre du Conseil d’administration. Ce dernier a aussi été le président du comité provisoire.

C’est devant une quarantaine de personnes que l’organisme a officiellement été fondé, à la Vieille gare de Saint-Jérôme. L’assemblée générale de fondation a permis d’établir la mission d’Éco-Corridors, d’adopter ses règlements généraux et d’élire les 10 administrateurs que sont Charles Latrémouille, Anne Léger, Ruth Paré, Gilbert Tousignant, Nadia Troche, Louise Leblanc, Kim Marineau, Laurent Paquette, Marie Saint-Arnaud et Marie-Êve Tousignant.

«La moitié du CA est constituée de personnes provenant d’OBNL en environnement; les autres viennent de différents milieux, dont une conseillère municipale», précise Gilbert Tousignant.

Ce dernier fait aussi état d’un sentiment d’urgence dans ce type de dossier. «Il faut ajouter le développement d’aires naturelles protégées à l’agenda, là, avant qu’il ne soit trop tard. On souhaite que ça devienne un réflexe dans les plans d’aménagements des municipalités», déclare-t-il.

C’est à la mi-mai que le nouveau CA se rassemblera et élaborera un plan d’action basé sur trois axes, explique M. Tousignant. Le premier tourne autour de l’établissement des contacts avec les MRC, les municipalités, les grands propriétaires fonciers et les organismes.

Le deuxième consistera à ramasser de la documentation, comme des guides et des modèles existants, afin de soutenir les organismes qui se mettront en place. Finalement, le denier sera la cartographie du territoire pour identifier les priorités et les opportunités de conservation. Ultimement, un travail pour trouver du financement devra aussi être fait.

«L’organisme est le fruit d’une préoccupation qui était déjà là. On va la canaliser», souligne Gilbert Tousignant. Le projet tient ses origines d’une initiative de la présidente de l’organisme TerraVie, de Montcalm, qui a su rassembler quelques personnes qui ont formé le comité provisoire jusqu’à la naissance d’Éco-Corridors Laurentiens.

Gilbert Tousignant s’implique déjà avec le comité régional pour la protection des falaises dans les Laurentides où le sujet d’un corridor de protection a déjà été abordé. Il a cependant constaté que les personnes qui se sont impliquées dans le comité provisoire étaient réellement motivées pour cette problématique des aires naturelles.

«C’était incroyable, la volonté des gens qui étaient prêts à s’impliquer; c’est très motivant», raconte-t-il. C’est l’un des aspects qui l’a d’ailleurs incité à donner de son temps. «Les gens sont là pour travailler à ce projet et moi, ça me donne l’impression de contribuer à ma région, pour que ça reste pour les générations futures», dit-il.

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