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Projet de renversement du pipeline 9: des Mirabellois s’inquiètent des intentions d’Enbridge

Curieux d’entendre l’argumentation d’Enbridge, Jean Léger, un Mirabellois bien impliqué dans le mouvement citoyen s’opposant à l’installation du pipeline 9B, s’était déplacé jusqu’au Complexe du Val-d’Espoir, dans le secteur de Saint-Janvier, mercredi soir.

Un simple échange avec lui a toutefois donné un aperçu du vent de contestation qui risque d’être soulevé par les défenseurs environnementalistes lors de l’assemblée d’Équiterre du 30 avril, avec la présence de Steven Guilbault.

Le citoyen Léger, un assidu des séances du conseil municipal de Mirabel et membre actif de la section locale de Québec solidaire, suit de près les activités d’Enbridge. Il fouille et amasse une foule d’informations sur la compagnie.

Sans hésiter, il affirme que la compagnie passe sous silence certaines informations percutantes. «On croit qu’il y a plus de catastrophes et de déversements qui ne sont pas connus du public», avance-t-il. Selon les informations qu’il tient d’Équiterre, au moins une cinquantaine de déversements par année figureraient dans les dossiers de l’entreprise albertaine.

M. Léger estime que la pétrolière met réellement l’environnement en danger avec ses activités, notamment par l’effet toxique possible sur les nappes d’eau souterraines que pourrait causer un déversement.

En plus de l’inquiétude liée aux mesures de sécurité et d’intervention, le pétrole tiré des sables bitumineux sous forme de boue serait plus polluant que celui provenant de l’étranger, selon Penpina, un institut indépendant détenant une expertise des hydrocarbures du Canada, fait remarquer le Mirabellois.

D’autres environnementalistes avant lui ont affirmé que le bitume extrait des sables bitumineux est plus abrasif que le brut léger, ce qui pourrait entraîner la rupture du pipeline.

À Mirabel, plusieurs citoyens comme lui ne veulent pas de ce deuxième pipeline sur leur territoire. Ce mouvement réclame donc l’intervention de l’État. «On veut qu’il y ait une étude indépendante pour savoir comment on peut protéger l’eau au Québec. Nous, ce qu’on veut, c’est la sécurité et on pense qu’Enbridge ne dit pas la vérité. Même si c’est du ressort fédéral, le gouvernement du Québec peut faire quelque chose», proclame Jean Léger.

Rappelons que l’organisme environnemental Équiterre tiendra une soirée d’information sur le projet d’Enbridge, mardi soir prochain, au Complexe du Val-d’Espoir, à compter de 19 h.

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