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Priorité à l’indépendance énergétique pour Bernard Drainville

(Photo Michel Chartrand)

Priorité à l’indépendance énergétique pour Bernard Drainville

Conférence du Parti québécois au collège Lionel-Groulx

Le porte-parole de l’opposition officielle du Parti québécois en matière de relations intergouvernementales, Bernard Drainville, était de passage au collège Lionel-Groulx, le 14 mars dernier.

Devant une quarantaine d’étudiants, principalement des membres péquistes de la cellule étudiante, le porte-parole a parlé de l’importance de faire l’indépendance pour le peuple québécois. «L’indépendance ce n’est pas seulement un projet. C’est aussi un chemin vers une indépendance d’esprit. Quelque chose que vous allez devoir faire comme choix un jour», a-t-il mentionné aux participants, regroupés dans la salle du Carrefour étudiant.

Adoptant un ton intimiste, Bernard Drainville a présenté sa vision de la souveraineté en trois temps. Il a tout d’abord parlé de l’importance d’opter pour l’indépendance pour des raisons personnelles et individuelles, comparant cet état d’esprit à un chemin à parcourir en direction de l’âge adulte. «L’indépendance, c’est surtout arrêter de demander aux autres ce qui est bon pour nous. C’est comme avec vos parents: vous souhaitez un jour avoir votre indépendance individuelle», a-t-il donné comme exemple.

Comme point central de sa conférence, le porte-parole de l’opposition a insisté sur l’indépendance énergétique et l’environnement, deux dossiers, selon lui, qui représentent le point de départ du militantisme du mouvement souverainiste actuel. «Est-ce que ça ne serait pas un beau projet si on pouvait dire qu’au Québec, on est capable de produire de l’énergie et devenir un chef de file dans ce domaine? Comme ça, on pourrait acheter l’énergie québécoise», a-t-il lancé.

«On peut déjà commencer à travailler pour notre avenir énergétique par l’électricité. Comment? En investissant régulièrement dans le transport en commun électrique. Au Québec, on pourrait continuer à développer cette expertise», dit-il. Le député péquiste a aussi questionné le choix de la société d’État Hydro-Québec d’opter pour la Norvège pour faire tester ses nouveaux véhicules électriques. Il s’agit d’une mauvaise décision pour le Québec, selon le député.

«Imaginez si le gouvernement du Québec pouvait investir dans le grand chantier de l’indépendance énergétique, c’est-à-dire dans l’énergie propre et renouvelable. On avancerait beaucoup plus vite», dit-il.

Par ailleurs, le porte-parole péquiste a rappelé les investissements et actions de Terre-Neuve dans le fleuve afin d’aller chercher le pétrole qui se trouve dans ce coin du territoire québécois. Voilà qui fait en sorte, poursuit M. Drainville, qu’on ira puiser les énergies qui se trouvent sur le territoire du Québec, sans que la province puisse en bénéficier sur le plan financier. «Ottawa ne veut pas nous donner le droit d’aller développer le pétrole qui se trouve sur notre territoire. Pourquoi? Imaginez si le Québec obtenait son indépendance financière par cette ressource. Ottawa ne veut pas ça», dit-il.

Questionné sur la position du Parti québécois concernant le coût relié aux études postsecondaires, le député péquiste a rappelé que sa formation politique optait pour le gel des frais. Toutefois, il n’a pas nié qu’un débat sur la question a lieu actuellement dans les rangs péquistes sur l’option à regarder pour financier le réseau des universités et des cégeps.

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