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Pour assurer les soins aux aînés: l’AQRP demande plus d’argent

La présidente de l’AQRP

Pour assurer les soins aux aînés: l’AQRP demande plus d’argent

Alors que s’amorce la commission sur le projet d’assurance autonomie prôné par le ministre de la Santé, Réjean Hébert, la présidente de l’Association des retraités des secteurs public et parapublic, Lyne Parent, réitère ses demandes entourant le rehaussement financier des soins à domicile et l’ajout de services destinés aux personnes âgées dans les Laurentides.

De passage à Mirabel, mardi, Mme Parent a fait savoir en point de presse que pas moins de 12 millions de dollars supplémentaires au budget seraient nécessaires pour assurer des soins à domicile décents aux personnes âgées vivant dans la région des Laurentides.

Selon elle, cet argent permettrait aux établissements de santé et de services sociaux de disposer de plus de travailleurs pour répondre à la demande de services de répit, ce qui soulagerait beaucoup de proches aidants.

«Les proches aidants n’ont plus de souffle, ils sont épuisés», fait remarquer le porte-parole de l’AQRP des Laurentides, Maurice Rivest, qui estime la formule du crédit d’impôt insuffisante pour combler les besoins.

«Le crédit d’impôt, c’est bien beau, mais si je dois être disponible sept jours sur sept, j’ai quoi comme répit? Je vais tomber malade. Alors au bout du compte, ça va coûter plus cher au gouvernement, car on devra placer les deux personnes, et peut-être pas dans le même établissement», ajoute‑t‑il.

Et c’est sans compter que l’arrêt de certains traitements médicaux jusqu’à tout récemment disponibles à l’Hôpital régional de Saint-Jérôme, comme la radiologie, la podiatrie ou la chimiothérapie, force plusieurs aînés malades à se déplacer jusqu’à Montréal pour recevoir des soins. Certains d’entre eux partent d’aussi loin que Mont-Laurier, soulignent M. Rivest et Mme Parent. «Ça n’a pas de bon sens. On veut garder notre monde dans la région», affirme le porte-parole régional.

Mais en dehors des malades à résidence, il y a aussi ceux, en perte d’autonomie, que l’on doit placer. Dans les Laurentides, 500 nouvelles places en hébergement seraient nécessaires, assure Mme Parent. «Et c’est un minimum», stipule le porte-parole de l’AQRP.

En soins palliatifs, 15 nouveaux lits doivent être ajoutés afin d’atteindre le ratio minimal de 1 pour 10 000 habitants dans la région, selon l’AQRP. Pour Mme Parent, les 4 M$ annoncés par la première ministre Marois au printemps dernier ne sont pas suffisants. «Il faut développer des soins palliatifs avant l’aide à mourir», souligne‑t‑elle.

Cette dernière réitère également l’appui de l’AQRP au projet de loi 399, dont le but est de mettre en place un processus de signalement des situations de maltraitance, une protection pour les employés qui les signaleraient ainsi que des amendes pour toute personne qui entraverait ce processus.

Si ce projet de loi est adopté, les établissements d’hébergement devront donc prévoir une personne pour recevoir les plaintes, et ce, de façon anonyme. Maurice Rivest souligne qu’au cours de l’année 2012 seulement, 386 cas d’abus ont été signalés dans les Laurentides.

Enfin, la présidente de l’AQRP rappelle au gouvernement que les associations de retraités comme la sienne devraient faire partie des prochaines négociations entourant les régimes de retraite des secteurs public et parapublic, prévues en 2015.

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