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Photo Christian Asselin Catherine Dorion, députée de Québec solidaire.

Politiciennes en visite au Collège Lionel-Groulx: Catherine Dorion et Louise Beaudoin à cœur ouvert

En conférence au Collège Lionel-Groulx, le 30 octobre, dans le cadre des Rendez-vous des sciences humaines, Catherine Dorion, députée de Québec solidaire, et Louise Beaudoin, ancienne ministre du Parti québécois, ont été très généreuses à l’égard de leur auditoire composé majoritairement d’étudiantes.

Dans cette conférence intitulée Femme et politique, Mmes Dorion et Beaudoin ont d’abord exposé leur parcours et leurs motivations à rejoindre l’arène politique avant de prendre quelques questions de la salle, bondée pour l’occasion.

«Même si à première vue, la politique peut sembler repoussante, nous n’avons encore rien trouvé de mieux pour changer radicalement les choses», a indiqué Louise Beaudoin, pendant que Mme Dorion hochait la tête en signe d’approbation, pour expliquer son choix de faire de la politique.

«Le gouvernement est le seul outil qui peut nous appartenir si on décide de le prendre, de rétorquer Catherine Dorion. Il s’agit d’un réel outil qui peut faire des lois, pousser des mouvements ou en empêcher d’autres. On serait vraiment niaiseux de le laisser à ce que, moi, je vais appeler nos ennemis politiques.»

Décorum

Dès que la période des questions a été enclenchée, la première à être posée émanait d’une jeune étudiante qui, membre d’une organisation, s’intéressait au décorum associé à la fonction de député et voulait savoir ce qu’en pensaient les conférencières, étant donné que celles-ci ont œuvré à des époques différentes. Alors que Catherine Dorion a parlé de sa «vision d’artiste» sur le sujet, Louise Beaudoin s’est quant à elle montrée plus conservatrice.

«Les artistes cherchent à exprimer quelque chose autrement qu’avec un discours. J’aime les couleurs, j’aime que tout soit bariolé! J’aime quand tout le monde n’est pas habillé en noir!», a d’abord indiqué la députée de Québec solidaire avant d’ajouter avoir pris la décision de ne pas changer sa façon de se vêtir en entrant à l’Assemblée nationale pour rester elle-même.

«J’y ai découvert que s’il y avait beaucoup d’apparences de dignité et de respect au Parlement, dans les faits, ce fut mon plus gros choc culturel de réaliser à quel point tout ça était très rarement basé sur le respect. Mais c’est personnel. Je ne pense pas que tous doivent penser comme moi.»

«À l’Assemblée nationale, a renchéri Louise Beaudoin, je n’ai jamais été une carte de mode. C’est une habitude en quelque sorte que j’ai prise, car, pour moi, l’habillement vient avec un certain niveau de langage.»

L’apport des femmes

Une chose sur laquelle les deux politiciennes s’entendent par contre, c’est sur la place importante qu’occupe la femme en politique. Louise Beaudoin a notamment parlé de la tenue de débats, la nuit. C’était une pratique courante lorsqu’elle faisait de la politique (1985-2012). Ce sont les femmes qui sont à l’origine de leur arrêt.

«Je peux vous garantir que je n’ai jamais entendu quelqu’un faire un discours intelligent à trois heures du matin! Plus le discours avançait, plus le niveau des arguments baissait. Un jour, les femmes ont fait la différence et ont demandé à ce que cessent les séances de nuit. Les gars aimaient ça, mais pas les filles! Tous les partis l’ont accepté.»

Des gains comme ceux-là, «ces petites victoires» de dire Mme Beaudoin, les femmes en ont fait plusieurs au cours de l’histoire. On a qu’à penser aux garderies en milieu familial.

 

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