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Plainte contre Marie-Claude Collin:«Pour moi, comme pour le MAMROT, c’est un dossier qui est clos» —François Cantin

Le conseiller municipal Louis Lamarre est revenu à la charge, lors de la séance du 5 mars dernier, relativement à la plainte logée auprès du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), concernant un présumé conflit d’intérêts touchant la conseillère municipale Marie-Claude Collin.

«Il est étrange que le dossier ait dû se rendre entre les mains du commissaire aux plaintes du ministère des Affaires municipales, alors que notre maire prétend gérer la ville de Blainville avec les plus hautes normes d’éthiques et de bonne gouvernance. À l’entendre dire, du jamais vu à l’échelle planétaire», a ironisé d’entrée de jeu M. Lamarre.

Dans une lettre émise par le MAMROT, en date du 6 février 2013, le commissaire Marc-André Thivierge relève deux situations pour lesquelles il dit émettre des doutes à l’égard de Mme Collin et du fait qu’elle aurait omis de déclarer son intérêt, de s’abstenir de participer aux délibérations et de voter lors de l’adoption de certaines résolutions portant sur l’implantation d’une garderie, en l’occurrence la garderie Aqua-Némo, dont elle est l’administrateur principal.

Les doutes émis par le commissaire concernent la réunion du Comité consultatif d’urbanisme du 2 février 2010 et la séance ordinaire du conseil municipal du 9 février 2010, deux situations pour lesquelles les informations inscrites aux procès-verbaux se sont cependant révélées insuffisantes pour permettre une conclusion hors de tout doute.

Par ailleurs, en ce qui concerne la déclaration d’intérêts pécuniaires de la conseillère, déposée au greffier de la Ville, le 16 novembre 2009, le commissaire indique que «celle-ci aurait dû être mise à jour à la suite du changement dans les renseignements qu’elle contient. En effet, la garderie Aqua-Némo n’y était pas inscrite, malgré que celle-ci ait été immatriculée au registraire des entreprises depuis 2009.»

Le commissaire dit avoir rappelé à la conseillère ainsi qu’à la Ville de Blainville les règles en vigueur en matière de divulgation des intérêts et de l’importance que le ministère accorde au respect de celles-ci ainsi que le devoir des élus de respecter le code d’éthique et de déontologie, en vigueur depuis le 8 octobre 2011 et que, dans les circonstances, «nous considérons le dossier clos et n’interviendrons pas davantage».

De toute évidence insatisfait de cette réponse, le conseiller Lamarre a tenté de revenir à la charge en signifiant à Mme Collin qu’elle devrait, à ce stade-ci, «entreprendre une sérieuse réflexion sur son avenir politique» et démissionner de son poste de conseillère municipale.

Après avoir relu plusieurs passages de la lettre et insisté sur la transparence et la disponibilité de la conseillère Collin, le maire a quant à lui déclaré que la conseillère était disculpée et que pour lui, cet épisode n’est rien de plus qu’un «nouvel échec pour l’opposition, après plusieurs tentatives de noircir la Ville auprès du gouvernement». Il a ensuite mis un terme à la discussion: «Pour moi, comme pour le MAMROT, c’est un dossier qui est clos.»

Enfin, la principale intéressée a profité du moment pour réitérer son intention de solliciter un troisième mandat à titre de conseillère municipale du quartier du Blainvillier. «Je serai présente aux prochaines élections de novembre 2013, avec Richard Perreault à 100 % et je travaillerai pour mon quartier à 100 %», a-t-elle annoncé.

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