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Pipeline 9B d’Enbridge: l’inquiétude grandit dans les Basses-Laurentides

L’inquiétude grandit dans la région des Basses-Laurentides, en lien avec le projet de la compagnie Enbridge, alors qu’on craint les conséquences d’éventuelles fuites de pétrole.

Selon le COBAMIL (Conseil des bassins versants des Mille-Îles), en plus de contaminer les sols et les ressources en eau, ces fuites menaceraient la sécurité de l’approvisionnement en eau de près d’un demi-million de personnes, du fait que l’oléoduc traverse la rivière des Outaouais ainsi que la rivière des Mille Îles.

L’absence d’étude objective qui permettrait justement d’évaluer les risques environnementaux de ce projet d’inversion a amené les administrateurs du COBAMIL à réclamer au gouvernement québécois, par voie de résolution unanime, une évaluation environnementale objective et exhaustive «menée par le BAPE ou toute autre instance québécoise indépendante».

On insiste au surplus sur le fait que «les bassins versants de la couronne nord abritent des écosystèmes rares et fragiles. Un bris du pipeline pourrait donc avoir des conséquences graves, tant pour la santé des gens que pour le développement économique de la région».

Même son de cloche du côté de la Ville de Sainte-Thérèse qui réclame aussi une évaluation environnementale. Dans sa résolution adoptée le 4 mars dernier, la Ville pointe le fait que le pipeline traverse le territoire entier de la zone des Mille-Îles sur son axe ouest-est et qu’advenant des fuites de pétrole, «celles-ci occasionneraient potentiellement des dommages importants aux territoires des bassins versants de notre zone».

Sainte-Anne-des-Plaines

Dans la foulée, le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau, a quant à lui fait part de son insatisfaction relativement à la rencontre organisée le 21 février dernier, par l’Office national de l’énergie (ONÉ), sur le projet en question.

«Par simple principe de précaution, comme j’assume la responsabilité ultime en cas de mesures d’urgence, je veux savoir s’il y a des valves d’obturation sur le parcours et à quelle distance entre elles, advenant un éclatement du tuyau. Combien de litres se déverseraient avant que l’on colmate complètement la brèche? À Sainte-Anne-des-Plaines, nous nous approvisionnons à même l’aquifère et nos puits sont près du tracé; quel risque courons-nous en cas de bris pour alimenter les 15 000 personnes, le bétail, nos cultures? Si nous remplaçons les tuyaux d’aqueduc et d’égout à tous les 30 à 50 ans, combien de temps de vie a un tuyau transportant du pétrole sous pression?» a-t-il fait valoir.

Voilà autant de questions qui, à ce stade-ci, demeurent toutefois sans réponse, la rencontre du 21 février visant plutôt à informer les gens sur le déroulement des audiences prévues dans la semaine du 26 au 30 août 2013, et la façon de s’y inscrire, c’est-à-dire en faisant une demande avant le 11 avril sur le site Web de l’ONÉ au [www.neb-one.gc.ca].

Rappelons qu’Enbridge est une entreprise albertaine qui souhaite inverser le flux pétrolier dans son pipeline 9B, construit en 1975. En ce moment, le pipeline, qui traverse notamment Saint-André-d’Argenteuil, Saint-Placide, Mirabel, Sainte-Anne-des-Plaines, Terrebonne et Laval, sert à la circulation du pétrole brut léger en direction est-ouest, soit de Montréal vers North Westover, en Ontario. L’entreprise souhaite maintenant obtenir l’autorisation de l’ONÉ afin de changer la direction du flux pour expédier vers Montréal du pétrole issu des sables bitumineux de l’Ouest canadien. La décision doit être rendue à l’automne 2013, pour une entrée en vigueur en 2014.

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