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Philippe Couillard de passage à Mirabel

Décentraliser le pouvoir. C’est en somme l’orientation qu’entend proposer Philippe Couillard aux membres du Parti libéral du Québec (PLQ) s’il est élu chef lors du congrès d’investiture, le 16 mars prochain.

Son idée? Tenir un congrès spécial d’orientation pour redéfinir les principes de bases du PLQ. «Le Parti libéral doit changer; il faut qu’il se décentralise. Un parti politique, ce n’est pas une machine, c’est un lieu d’idées», a affirmé le candidat à la chefferie qui était de passage dans le secteur de Saint-Janvier, au mois de décembre dernier, pour y rencontrer les militants de la circonscription de Mirabel. Soulignons que M. Couillard a reçu l’appui unanime des membres du comité exécutif mirabellois qui voient en lui le «candidat qui permettra d’insuffler le renouveau souhaité par les militants du PLQ».

Cette décentralisation permettrait aux circonscriptions, selon le candidat à la chefferie libérale, d’avoir davantage de pouvoir et de se développer selon leurs réels besoins. M. Couillard indique que sa vision du pouvoir se distingue nettement de celle de Jean Charest sur ce point: «Jean Charest et moi n’avons pas du tout la même personnalité. Moi, je veux une décentralisation du Parti libéral qui est devenu très centralisé au fil des ans et rigide dans ses idées.»

M. Couillard se dit d’ailleurs confiant de rallier tous les libéraux s’il parvient à imposer cette orientation à son parti. Mais rien n’est encore fait. Son principal rival à la chefferie, Raymond Bachand, s’y oppose. Il a fait savoir le jour même qu’il refusait catégoriquement de remettre en question le programme du PLQ.

Mais qu’il soit d’accord ou pas avec les idées de ses rivaux, Philippe Couillard se garde bien de les critiquer. Ce n’est pas sa façon de faire de la politique, dit-il, ce qui ne l’empêche pas de se montrer favorable à revoir le mode de scrutin.

«Le mode de scrutin, il faut le moderniser. Il faut que chaque comté ait un poids égal», croit M. Couillard, qui en fait l’une de ses priorités si les militants l’élisent chef du PLQ.

Celui-ci estime que sa profonde connaissance de la nature humaine, acquise au cours de ses nombreuses années de pratique en tant que médecin, lui confère un atout certain pour changer le visage du parti plus facilement associé au monde des affaires.

Le médecin devenu politicien veut aussi faire plus de place aux jeunes. Dans des circonscriptions comme celle de Mirabel, il entend privilégier les services aux jeunes familles et le transport en commun, dont l’emplacement de la gare.

Quant au PLQ, dont l’image a été fort malmenée durant la dernière année, il faudra poser le bon diagnostic pour le remettre sur pied, dit-il. Une chose est certaine, fait-il remarquer, les sondages se sont trompés et son parti s’en est mieux tiré que prévu.

Rappelons que ce médecin de formation, spécialisé en neurochirurgie, a été ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec de 2003 à 2008.

 

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