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Cannabis 2

Il est interdit de consommer du cannabis dans les lieux publics à Blainville.

Pas de marijuana dans les lieux publics à Blainville

Au moment de l’entrée en vigueur de la légalisation du cannabis, l’administration du maire Richard Perreault annonce ses couleurs: la consommation de cette drogue est interdite dans les lieux publics.

«Blainville, ville familiale par excellence, agit pour bien encadrer la légalisation du cannabis sur son territoire. Depuis un an, un comité interne est au travail pour analyser tous les aspects de la légalisation et pour faire des recommandations au conseil. En marge des législations fédérale et provinciale, nous avons choisi d’intervenir sur deux fronts: la règlementation sur les lieux de consommation, de production et de vente des produits du cannabis et informer nos publics cibles: la population et plus particulièrement les jeunes. Blainville ne permettra pas la consommation de cannabis dans les lieux publics. Au même titre que l’alcool, on ne pourra pas en faire usage dans les espaces publics. C’est une approche à la fois responsable et respectueuse des Blainvilloises et Blainvillois », a annoncé le maire Richard Perreault.

La notion de lieu public

Selon le nouvel article 16 du règlement 1571-1 adopté par le conseil municipal, il est interdit de consommer, de s’apprêter à consommer, d’avoir à la vue ou d’exhiber de la drogue dans un lieu public. Dans les faits, la Ville interdisait déjà la consommation de drogues dans un lieu public. Le règlement 1571-1 vient spécifier cette notion de lieu public afin d’indiquer clairement aux résidents et aux visiteurs l’étendue de l’interdiction.

Selon cette définition, un lieu public est une place publique, un parc public, un trottoir, une piste cyclable, une rue, une ruelle, un espace vert, un espace extérieur accueillant des activités sportives ou de loisirs, les stationnements de propriétés de la Ville, les cours d’eau de juridiction municipale, tout véhicule de transport public, etc.

«Pour l’instant, l’interdiction se limite aux lieux publics. Nous faisons appel au civisme des gens pour ce qui est de la consommation privée. Leurs voisins ne doivent pas souffrir de la fumée secondaire du cannabis. De plus, les propriétaires d’immeubles à logement ou les syndicats de condominiums ont le pouvoir de limiter la consommation dans les règlements ou les baux», a spécifié Michèle Murray, présidente de la commission de l’Urbanisme et de l’aménagement durable du territoire.

Cannabis au volant

Pour sa part, le président de la commission de la sécurité, Guy Frigon, a tenu à rappeler que les consommateurs ne devront pas conduire leur véhicule avec les facultés affaiblies par le cannabis: «Ce sera tolérance zéro! Comme l’alcool ou l’utilisation des textos au volant, la consommation de cette drogue peut compromettre la sécurité des conducteurs, des passagers et des autres usagers de la route. Nous avons des agents formés pour détecter les signes d’altération des sens par cette drogue et des appareils de détection feront leur apparition d’ici quelques mois pour soutenir les policiers dans leur travail.»

Tournées des écoles

Le directeur du Service de police, Yves Tessier, a annoncé que les policiers préventionnistes effectueront, cet automne et à l’hiver 2019, une tournée des écoles secondaires de Blainville afin d’informer les écoliers des impacts légaux des nouvelles législations concernant le cannabis. «On sait que 45,5% des 15-24 ans de la région et que 28% des jeunes du secondaire ont consommé du cannabis dans la dernière année. Les jeunes étant donc une clientèle cible, nous devons les informer des aspects légaux et sécuritaires de cette légalisation. C’est un changement considérable et nous voulons accompagner nos jeunes blainvillois à travers cette période de transition», a indiqué le directeur.

La production et la vente

Par ailleurs, le conseil municipal s’est assuré en rédigeant son règlement de zonage que la production et la vente de cannabis soient concentrées dans le secteur industriel, loin des écoles, des garderies ou des centres commerciaux. La Ville a également signifié, à la Société québécoise du cannabis, son opposition à l’établissement d’une succursale sur son territoire.

«Cette légalisation du cannabis, les municipalités du Québec ne l’ont pas souhaitée, mais ce sont elles qui doivent l’encadrer. À Blainville, ville familiale caractérisée par sa qualité de vie, nous avons fait le choix responsable d’un environnement public qui exclut la consommation de cette drogue, qui demeure nocive pour la santé et la sécurité. Notre administration, en collaboration avec son Service de police, a été proactive depuis un an afin de se préparer à ce changement de société majeur. J’ai confiance que la légalisation aura un effet marginal sur les habitudes de consommation et que les usagers seront responsables, notamment au moment de prendre la route», a conclu le maire Richard Perreault, ajoutant qu’une vigile sera mise en place pour mesurer les impacts concrets de la légalisation après un an d’application.

Pour en savoir davantage sur la légalisation du cannabis, consultez la page [http://blainville.ca/services-aux-citoyens/police/].

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