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Parachèvement de l’autoroute 19: déboulonner quelques mythes

Jean Goulet

Parachèvement de l’autoroute 19: déboulonner quelques mythes

Directeur des communications de la Ville de Bois-des-Filion, Jean Goulet possède une expertise et des connaissances du développement urbain considérables.

Également professeur à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM (département d’études urbaines et touristiques), sa compréhension des grands enjeux liés (entre autres) au réseau routier lui permet ce regard qu’il porte sur le dossier du parachèvement de l’autoroute 19 avec voies réservées au transport collectif.

Raisons

Le parachèvement de l’autoroute 19 figure parmi les dossiers inachevés du gouvernement du Québec depuis 40 ans. Si sept ministres se sont succédé depuis le jour où le centre-ville de Bois-des-Filion a été exproprié (15 mars 1973), l’autoroute est restée un enjeu politisé de taille rondement reconduit mandat après mandat. Les raisons d’un tel désistement?

«Changements de gouvernement, changements de priorités, croit M. Goulet.Si l’on regarde le développement autoroutier des 40 dernières années, on constate qu’il s’en est peu fait, mis à part dans les années 1980, où il y en a eu un peu», mentionne-t-il.

Croissance à venir?

Aussi, le parachèvement de l’autoroute 19 permettrait-il de nourrir la croissance démographique de Bois-des-Filion, par exemple? «Non, là-dessus, la croissance est plutôt terminée, dit-il. On compte seulement de 5 % à 10 % de développement restant à Bois-des-Filion. Ce que l’on observe, depuis une dizaine d’années, se nomme du redéveloppement urbain. On construit davantage des duplex, triplex, quadruplex, condos, bref, du multilogement.»

Ceci s’explique par le vieillissement de la population en banlieue qui préfère opter pour ce genre de logements. «Nous avons aussi une population plus jeune qui n’a pas de famille et qui préférera acheter un condo plutôt qu’une maison», poursuit M. Goulet.

De plus, une tendance situationnelle se profile depuis 2008, alors qu’il est courant de délaisser un travail au centre-ville au profit d’un emploi en région. «Effectivement, les gens sont prêts à baisser de salaire pour éviter d’être pris dans des embouteillages trois heures par jour», exprime Jean Goulet.

Ce changement de cap se confirme par le développement industriel important enregistré dans les régions de Mirabel et de Terrebonne.

Transport collectif

Douze minutes. C’est le temps que prendrait un autobus sur la voie réservée en partant de Bois-des-Filion jusqu’au métro Montmorency, une alternative qui risque de trouver preneur puisque, selon un sondage de Léger Marketing réalisé il y a quelques semaines au regard d’une étude d’opinion liée au parachèvement de l’autoroute 19, 40 % de la population sondée s’est dite très ou assez intéressée par ce moyen de transport.

«Il faut savoir que 70 % des déplacements à Montréal se font en voiture. Pour le centre-ville de Montréal, 50 % des déplacements se font en transport collectif. Il s’agit donc d’un pourcentage élevé parmi les sondeurs qui se sont dits intéressés par le transport collectif», de confirmer le directeur des communications.

D’autant plus que la Ville de Bois-des-Filion a encore la capacité d’installer un stationnement incitatif.

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