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Parachèvement de l’autoroute 19: au tour de la CAQ d’en faire la promesse

François Legault était de passage à Bois-des-Filion

Parachèvement de l’autoroute 19: au tour de la CAQ d’en faire la promesse

La saga du parachèvement de l’autoroute 19 s’est poursuivie, lundi après-midi, alors que le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault, était de passage à Bois-des-Filion pour faire l’annonce de son engagement à parachever l’autoroute 19.

«Un gouvernement caquiste implantera un échéancier rapide afin de régler une fois pour toutes ce dossier qui traîne depuis plus de 30 ans. Le parachèvement de l’autoroute 19, c’est plus qu’un simple projet d’infrastructures, c’est une question de qualité de vie pour des milliers d’automobilistes de la couronne nord», a-t-il déclaré devant une poignée d’élus de la région et de représentants, notamment du CITL (Conseil intermunicipal de transport Laurentides) et de la CMM (Communauté métropolitaine de Montréal).

M. Legault était accompagné des deux députés caquistes de la région, Hélène Daneault (Groulx) et Daniel Ratthé (Blainville), ainsi que du préfet de la MRC de Thérèse-De Blainville, maire de Bois-des-Filion et porte-parole de la Coalition pour le parachèvement de l’autoroute 19, Paul Larocque.

De fait, M. Legault s’explique mal comment le gouvernement Charest a pu promettre un tel projet sans en inscrire les coûts au préalable et comment le gouvernement Marois a pu par la suite repousser le projet. «Je pensais que ce dossier faisait consensus», a-t-il lâché.

M. Legault a ensuite évoqué les coûts occasionnés par le non-parachèvement de cette autoroute (quelque 2,5 millions de dollars, dit-il, selon les études consultées), engendrés entre autres par la perte de temps (selon les statistiques, un automobiliste prend 87 minutes pour un aller simple vers Montréal) et la préoccupation économique de son parti.

«S’il y a un parti qui se préoccupe des finances publiques, c’est bien la CAQ», a-t-il sifflé. Or, à ce stade-ci, croit-il, tout devient une question de choix politique. «Après des années de délais, de promesses non tenues et de tergiversations des gouvernements péquistes et libéraux, un constat s’impose: deux partis, une même vision. Cette décision de ne pas inscrire le projet de l’autoroute 19 au PQI (Plan québécois des infrastructures publiques) est un choix politique. Ce dossier doit être priorisé, car c’est un consensus régional», a-t-il soutenu.

Bureau des audiences publiques

D’avis que le dossier du parachèvement de l’autoroute 19 devrait se trouver sur «le dessus de la pile», M. Legault voit dans le report du gouvernement Marois une décision de prioriser d’autres dossiers, dans d’autres régions du Québec, alors que le dossier de la 19 devrait figurer en tête de liste. «Surtout dans un coin qui va continuer de se développer», a-t-il pointé.

Or, après 40 ans de promesses non tenues, d’annonces vaines et autant de pelletées de terre, en quoi diffère aujourd’hui l’engagement de la CAQ? «Nous faisons la politique différemment. Quand on parle d’abolir 4 000 postes chez Hydro-Québec ou d’abolir les commissions scolaires et les agences de santé, ça ne fait pas l’affaire de tout le monde. Mais on a des choix à faire», a fait valoir M. Legault. Et selon lui, le parachèvement de l’autoroute 19 en est un.

Le PQI du gouvernement Marois est attendu d’ici la fin mars. C’est à ce moment que l’on saura si le parachèvement de l’autoroute 19 constitue une priorité pour le gouvernement actuel et, le cas échéant, l’année où les fonds seront disponibles. Dans le meilleur des cas, on espère la tenue du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) en 2014-2015, ce qui constituerait le premier geste concret posé en 40 ans.

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