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Pannes de courant de 30 heures: des pleurs et un sentiment d'abandon

Une résidante du 331

Pannes de courant de 30 heures: des pleurs et un sentiment d’abandon

C’est un sentiment d’abandon qu’a ressenti une dizaine de locataires du 331, rue Jacques-Lavigne, à Sainte-Thérèse, le 19 juillet dernier alors que leur immeuble a été privé d’électricité pendant 30 heures à la suite de forts orages survenus dans la même journée.

Témoignant de l’angoisse qu’ils ont vécue pendant ces heures, les résidants, dont la plupart se déplacent en fauteuil roulant, ont échangé sur la détresse ressentie, mais aussi sur leur vulnérabilité durant cette épreuve.

«Tout le monde était stressé, d’autres très angoissés, une de mes voisines a éclaté en sanglots», de mentionner une des résidantes de l’endroit. «Les téléphones ne fonctionnaient plus, pour ceux qui avaient des cellulaires, les batteries étaient à terre. Quant à nos fauteuils roulants, ils ont une autonomie de huit heures seulement, alors sans électricité, comment les recharger?» se questionne‑t‑on au 331, rue Jacques‑Lavigne.

«Moi, mon matelas est à l’air, il se gonfle et se dégonfle. Sans électricité, il ne fonctionnait plus», d’ajouter pour sa part un autre occupant.

«Personne n’est venu nous voir, pas même les pompiers. On a déjà demandé à l’OMH de nous fournir une génératrice, mais rien n’a été fait», de mentionner un monsieur âgé d’une soixantaine d’années.

Plan d’urgence?

Les locataires affirment connaître le plan d’urgence qui leur est conseillé quand une situation grave se présente.

«Le plan d’urgence est de se rendre sur le balcon.»

Or, force est de constater que l’accès au balcon est inaccessible, en raison du seuil qui n’est pas adapté.

«Moi, mon seuil n’est pas adapté et mon fauteuil est trop large pour passer au travers de la porte patio.»

Même son de cloche pour la plupart des locataires présents qui affirment ne pouvoir se rendre sur leur balcon respectif.

Alité 30 heures

«Ce sont des gestionnaires (NDLR: OMH de Sainte-Thérèse), ils devraient comprendre ce qui se passe ici. Nous sommes très dépendants», allègue un autre résidant de l’endroit.

Michel (nom fictif) qui bénéficie d’une assistance plus limitée la fin de semaine est resté couché dans son lit pendant 30 heures.

Le lève-personne était inutilisable, confesse‑t‑il, mais heureusement, une personne-ressource a pu le nourrir.

«Je me suis parlé pour ne pas paniquer, et j’y suis arrivé», dit‑il en tentant de mettre de l’humour.

En dépit de sa tentative d’alléger sa mésaventure, les voisins n’étaient pas dupes et les soupirs de consternation ont fusé autour de lui.

«Ce que l’on veut, c’est avoir une génératrice et des gens qui s’occupent de nous lorsqu’une panne de courant survient», implore‑t‑on.

SUITE: 331, rue Jacques‑Lavigne, Sainte‑Thérèse: l’OMH promet de prendre des actions

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