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Nouvelle impasse entre Blainville et ses pompiers

Depuis mercredi

Nouvelle impasse entre Blainville et ses pompiers

Même si les deux parties semblent s’accrocher à l’espoir d’un dénouement heureux, rien ne va plus entre la Ville et ses pompiers.

Après des dizaines de rencontres échelonnées sur plusieurs mois et la nomination, en avril dernier, d’un arbitre, voilà que les négociations viennent d’achopper une fois de plus, essentiellement en raison de la divergence des positions des deux parties, relativement à la question de la caisse de retraite.

«Les négociations sont rompues depuis deux jours (mardi). À la dernière rencontre, la Ville nous avait demandé de revoir notre position et de consulter un actuaire, ce que nous avons fait. Là, on dépose une contre-offre et la réponse est toujours non. On ne comprend pas pourquoi ça bloque», a commenté le président du syndicat des pompiers, Sylvain Gravel.

Selon lui, les pompiers ont déjà accepté plusieurs conditions normatives à la baisse (différentes échelles salariales selon le statut, absence de journées de maladies, assurance moindre pour certains pompiers), mais pour ce qui est de la question de la caisse de retraite, le président refuse de niveler vers le bas.

«Ça fait plusieurs conventions collectives qu’on demande un fonds de pension. Aujourd’hui, je me bats pour bâtir quelque chose pour les plus jeunes qui feront une carrière de pompier. Si l’offre de la Ville avait été plus intéressante au niveau du fonds de pension, j’aurais pu vendre ça à mes gars. Mais pas dans ces conditions», a-t-il laissé tomber.

Dans sa dernière offre, la Ville proposait un régime de pension à prestation cible, seulement à partir de 2017. Dans leur contre-offre, déposée cette semaine, les pompiers proposaient plutôt un régime de pension avec partage du risque à 50-50, à partir de 2014.

Position de la Ville

Du côté de la Ville, après avoir établi qu’on ne souhaitait pas débattre de ce dossier sur la place publique, son porte-parole, Éric de la Sablonnière, a réaffirmé que la position de la Ville demeurait la même. «On avance, mais graduellement. On ne peut pas faire un rattrapage en une seule convention collective. Ça vaut autant pour la garde en caserne que le fonds de pension ou l’achat d’équipement», note-t-il.

La prochaine rencontre entre les deux parties est prévue en octobre, après quoi, elles seront suspendues, le temps pour la Ville de Blainville d’élire son nouveau conseil municipal, le 3 novembre. «On souhaite une entente avec nos pompiers et on reste ouvert à la discussion. Mais à ce stade-ci, il est difficile de penser que ce dossier sera réglé avant les élections», a-t-il avancé.

Rappelons que les pompiers de Blainville sont sans contrat de travail depuis décembre 2011.

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