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«Nous avons eu raison de déposer une plainte»–Guy Charbonneau

Photo Michel Chartrand

«Nous avons eu raison de déposer une plainte»–Guy Charbonneau

Dépôt du rapport du MAMROT

Se disant déçu de voir la nouvelle colportée à travers les médias régionaux comme un blâme à l’égard de son administration municipale, le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau, veut apporter quelques nuances.

Accompagné du directeur général de la Ville, Serge Lepage, lors d’un point de presse tenu vendredi dernier, le maire a tout d’abord rappelé que la vérification effectuée par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT), et dont rapport vient d’être déposé, origine d’une plainte logée le 26 août 2009 par des sympathisants de l’équipe Charbonneau. «Cette vérification a été effectuée à la suite de notre initiative. Nous tenions à ce qu’elle se fasse et nous y avons pleinement collaboré. Dans les articles de journaux des deux derniers jours, j’aurais aimé qu’on fasse état des cinq premiers paragraphes de la lettre du sous-ministre, dans laquelle il nous indique que nous avons eu raison de déposer une plainte et que des correctifs ont été apportés par mon administration sur cette manière de faire», a-t-il déclaré.

La vérification souhaitée visait surtout la période s’échelonnant de 2007 à 2008, alors que plusieurs contrats octroyés par l’administration Collin à une firme de communication avaient sonné l’alerte dans le clan Charbonneau. Or, dans son rapport, et sans explication, le ministère s’est plutôt limité à la période comprise entre janvier 2009 et mai 2010, chevauchant ainsi les mandats de l’ex-mairesse Catherine Collin et du maire actuel Guy Charbonneau, ce dernier ayant été élu le 1er novembre 2009. Le maire et le directeur général ont par conséquent tenu à traiter chacun des points soulevés dans le rapport.

Irrégularités

Dans sa lettre, le sous-ministre aux affaires municipales indique que «le mandat de vérification a permis de constater que les correctifs ont été apportés à certaines irrégularités soulevées dans la plainte» et «que le rapport de vérification vise à présenter les constats et à formuler des recommandations». Le directeur général a indiqué qu’il en prenait bonne note. «Mais il faut savoir qu’il y a la loi et l’esprit de la loi», a répété à maintes reprises le maire au cours du point de presse.

Parmi les points soulevés dans le rapport, mentionnons les contrats accordés de gré à gré, en février et mars 2009, à Fahey & associés; le contrat en deux temps accordé à la firme Genivar pour une étude hydrogéologique; l’achat de radios en harmonie avec le système de communication du Service de sécurité incendie de Terrebonne; et l’achat d’un recycleur d’asphalte, en 2010, sans appel d’offres électronique au préalable. Voilà autant de contrats octroyés qui auraient dû faire l’objet, selon le ministère, d’une plus grande rigueur, mais pour lesquels l’administration dit avoir agi en toute bonne foi. Quant à la vingtaine de contrats pour lesquels le ministre a noté l’absence de documents, M. Lepage assure qu’il ne s’agissait de fait que d’une question de paperasse. Une situation rétablie, affirme-t-il, depuis la dernière année.

«En conclusion, je dirais que lorsque votre maire et votre conseil prennent une décision, nous le faisons en vertu de quatre principes. Est-ce légal? Est-ce équitable donc, juste pour tous les citoyens? Est-ce bon pour nos citoyens? Est-ce moral, autrement dit, est-ce que ça répond à la règle du gros bon sens? Et nous allons continuer d’appliquer ces principes», a conclu le maire.

La lettre du ministre, le communiqué de presse de la Ville ainsi que le rapport du ministère sont disponibles pour consultation sur le site Web de la Ville au [www.ste-anne-des-plaines.qc.ca], dans la section <Nouvelles>.

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