- PUBLICITÉ -
Négociations avec les pompiers: Blainville demande les services d’un arbitre

Le maire de Blainville

Négociations avec les pompiers: Blainville demande les services d’un arbitre

En négociation avec ses pompiers depuis plus d’un an et après une vingtaine de rencontres entre les deux parties, dont la plus récente remonte à février dernier, la Ville vient de demander les services d’un arbitre.

L’annonce a été faite par la maire François Cantin, lors de la séance du conseil municipal, le 16 avril dernier. «Depuis notre arrivée en 2005, nous nous sommes entendus avec tous les syndicats de la municipalité, deux fois plutôt qu’une. Les négociations avec les pompiers sont difficiles et nous sommes actuellement à quelques millions de dollars d’écart sur la durée du contrat de 6 ans (2011 à 2017). Aujourd’hui, j’ai demandé à ce qu’un arbitre soit nommé», a-t-il déclaré.

Malgré qu’une entente entre les deux parties semble, à toutes fins pratiques, impossible à ce stade-ci, le maire maintient que les «canaux de négociation restent ouverts

Garde en caserne

Rappelons que le nerf de la guerre, outre la reconnaissance par la Ville de ses pompiers, à titre d’employés municipaux, demeure la garde en caserne 24 heures par jour. Pour ce faire, la Ville devra plus que doubler ses effectifs, de 22 pompiers réguliers à 48 et, par conséquent, revoir à la hausse son budget alloué au service de sécurité incendie.

Or, le maire a été très clair à ce sujet, la portion du budget allouée au service de sécurité incendie est déjà nettement supérieure à la moyenne recensée au Québec. «En 2005, le budget alloué était de 1 425 134 $, soit environ 3 % du budget municipal annuel. En 2013, le montant est passé à 5 556 406 $, soit 6,6 % du budget. Au Québec, la moyenne était, en 2010, de 5,4 %», a-t-il pointé.

En outre, durant cette même période, Blainville a aussi augmenté ses effectifs, faisant passer de 20 à 67 le nombre de ses pompiers, réguliers et temps partiel confondus, sans compter l’accent mis sur la prévention, notamment avec l’embauche de préventionnistes et les échanges de services survenus entre les municipalités de la MRC, en février 2012. «La sécurité passe aussi par la prévention», a-t-il lâché.

Autre donnée, mentionnons qu’il existe, au Québec, 22 000 pompiers dont 18 000, indique le maire, sont à temps partiel.

Enfin, M. Cantin a tenu à souligner qu’au-delà du conflit, «ce qui se passe entre la Ville et ses pompiers n’affecte en rien notre capacité de répondre aux appels

Actuellement, 22 pompiers réguliers sont à l’emploi de la Ville de Blainville, chacun d’eux étant affecté à un horaire de 38 heures par semaine. Quant aux pompiers à temps partiel, ils couvrent un horaire de 32 heures par semaine. «Quand un pompier est sur appel, il doit en tout temps être à 5 minutes maximum de la caserne. Sachez que tout le territoire de Blainville est couvert 24 heures par jour, 7 jours par semaine. Les citoyens sont en sécurité en termes d’incendie à Blainville; là-dessus il n’y a pas de doute», a conclu le maire.

Rappelons que la convention collective unissant la Ville à ses pompiers est échue depuis décembre 2011.

- PUBLICITÉ -

Nos chroniques

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top