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Mur antibruit à Blainville: un regroupement de citoyens prend forme

C'est à titre de porte-parole d'un regroupement de citoyens du quartier de la rue des Violettes que Stéphane Pascalon s'est présenté au micro, lors de la séance ordinaire du conseil municipal de Blainville, le 20 mars dernier. Un regroupement qui s'est créé, dit-il, à la suite de son intervention du mois passé, mais surtout en réaction aux réponses du maire.

«En tant que citoyens de Blainville, nous souhaitons avoir un dialogue constructif avec notre administration municipale et être considérés au même titre que n’importe quel autre citoyen payant des taxes à Blainville, ce que nous ne ressentons pas actuellement», a-t-il plaidé.

En substance, le discours de M. Pascalon demeure le même, à savoir que les gens résidant dans le quartier de la rue des Violettes affirment avoir subi une diminution de leur qualité de vie à la suite du retrait d’une bande d’environ 30 pieds de la forêt qui séparait alors leurs maisons de l’autoroute 15. Rappelons que la construction d’une conduite d’amenée d’eau de 600 millimètres de diamètre, en 2007, est à l’origine de cette coupe.

Or, si M. Pascalon affirme que la coupe de ces arbres a contribué à la dégradation de la qualité de vie, à tout le moins sonore, des citoyens de ce quartier, le maire maintient plutôt le contraire. «Basé sur l’avis technique que nous venons de recevoir, l’impact serait négligeable, selon les termes du professionnel», a-t-il fait valoir.

Combiné aux réponses majoritairement défavorables reçues par le conseiller Normand Dupont, concernant la possibilité d’effectuer une étude sonore menant à l’érection éventuelle d’un mur antibruit, aux frais des résidants du secteur, cet avis technique semble peser suffisamment lourd pour clore le dossier, du côté de la Ville à tout le moins. Une rencontre entre le regroupement et le maire figure toutefois au calendrier, le 2 avril prochain.

M. Pascalon a également profité de la tribune pour déplorer le manque de respect des membres du conseil, voire leur mépris, à son égard (et celui des autres citoyens de la rue des Violettes), à la suite de l’intervention de la conseillère Marie-Claude Collin, lors de la séance de février.

Ce dernier s’explique mal comment «une conseillère municipale censée représenter les citoyens de Blainville peut-elle se vanter d’avoir aujourd’hui de l’eau chez elle, grâce à un projet qui s’est fait au détriment de certains de ses concitoyens, et recevoir l’appui tacite du reste du conseil par des rires approbateurs.»

À cela, le maire a répondu par des excuses pour ceux qui avaient effectivement souri à ce moment, en soutenant que le reste n’était qu’une question de perception.

Finalement, le conseiller indépendant Louis Lamarre a lui aussi sauté dans l’arène en insistant sur le fait que la réduction du couvert forestier, à cet endroit, avait inévitablement eu des impacts sur l’environnement naturel, visuel et sonore du secteur et que, pour cette raison, la Ville, dans la foulée de ses discussions avec le regroupement, devrait remettre en perspective tout le cadre de sa politique environnementale.

Relevé sonore

Par ailleurs, on apprend que le ministère des Transports du Québec (MTQ) entend procéder à des relevés sonores dans ce secteur au cours de l’été. Selon la porte-parole du MTQ, Catherine Morin, ces relevés auront lieu sur l’autoroute 15, à environ 500 mètres au sud du boulevard de la Seigneurie. Mme Morin indique que ces relevés sonores font suite aux travaux qui ont eu cours à cet endroit, de 2007 à 2010. Il n’existe cependant aucun lien entre ces relevés et le retrait de la bande forestière.

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