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Mouvement Blainville: un poste de candidat à 5 000 $

Le chef du parti Mouvement Blainville

Mouvement Blainville: un poste de candidat à 5 000 $

Voulant éviter de se retrouver au final avec une dette de parti, comme ce fut le cas au terme de sa campagne électorale menée en 2009, le candidat à la mairie de Blainville (novembre 2013) et aujourd’hui chef du parti Mouvement Blainville, Florent Gravel, exige de la part de chacun de ses dix candidats un engagement financier personnel de 5 000 $. Son engagement à titre de chef se chiffre, quant à lui, à 10 000 $.

«En 2009, je me suis retrouvé avec une dette de 10 000 $, ce que je ne voulais pas pour cette campagne. En demandant 5 000 $ à chacun des candidats, ça nous permet de livrer la marchandise et d’éviter toute tentative d’infiltration de malversation. C’est, à mon avis, la seule façon de s’assurer d’un financement légal», a‑t‑il fait valoir, lorsqu’interrogé sur la pertinence d’une telle pratique. «C’est aussi une façon de se protéger contre la pratique courante du “clés en main”», a‑t‑il ajouté.

Au Québec, il existe trois façons de financer un parti politique municipal, en plus des contributions reliées à des activités ponctuelles de financement: l’adhésion au parti sous forme de carte de membre (maximum 25 $); la contribution volontaire d’au plus 300 $ par électeur (1 000 $ pour le candidat); et l’emprunt possible, à hauteur maximale de 10 000 $, par le représentant officiel du parti, dans ce cas‑ci, Florent Gravel.

À ce prêt de 10 000 $ contracté par M. Gravel s’ajoute donc 50 000 $, somme des engagements financiers des dix candidats (10 fois 5 000 $), pour un total de 60 000 $, soit le montant requis, estime M. Gravel, pour mener une campagne électorale adéquate à Blainville. «Ça prend de l’argent pour les pancartes et les dépliants. Il faut pouvoir publiciser le nom des membres de notre équipe si on veut obtenir des votes», fait‑il valoir.

Tous les candidats de son parti, assure‑t‑il, ont été mis au fait de cette exigence et tous s’y sont conformés. «C’était la condition pour devenir candidat pour notre parti et tous le savaient», insiste‑t‑il, avant d’ajouter que tous seront remboursés par le parti au terme de la campagne électorale, qu’ils soient élus ou pas.

Directeur général des élections du Québec

Du côté du Directeur général des élections (DGE), on indique que le recours aux prêts personnels par les candidats, outre celui contracté par le représentant officiel du parti et dont le plafond a été fixé à 10 000 $, n’est pas spécifié dans le cadre de la loi, donc pas illégal. Or, si la loi n’interdit pas en tant que telle cette pratique, Carl Charest, porte-parole du DGE, émet toutefois un bémol. «Rien n’est spécifié dans la loi. Mais du côté éthique, on peut se questionner», a‑t‑il commenté.

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