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Montréal dépouille les pauvres de la MRC

(Photo Michel Chartrand) Au dépôt de la paroisse Cœur-Immaculé-de-Marie, sur le boulevard Desjardins, nous retrouvons Danielle Delorme en compagnie de Sophie Kimpton, de la paroisse Notre-Dame-de-la-Paix, ainsi que Paulette Clément, de la Table de Concertation sur la Pauvreté Thérèse-De Blainville.

Montréal dépouille les pauvres de la MRC

Collecte de vêtements usagés

La Table de Concertation sur la Pauvreté Thérèse-De Blainville arrivait à un constat désolant, en ce qui concerne la collecte de vêtements usagés dans les paroisses et les comptoirs, pour finalement se rendre compte que c’est la compétition des bacs de recyclage d’organismes caritatifs montréalais qui vient écumer la ressource sur notre territoire.

Et lorsqu’une entreprise privée américaine vient ratisser le territoire au nom d’autres organismes de bienfaisance, allègue-t-on, alors la situation devient impossible pour les paroisses qui n’ont certes pas les moyens d’installer de bacs à 5 000 $ dollars l’unité tout en ajoutant la sollicitation de dons par télémarketing.

Et le message de la Table de concertation est clair: «Ces organismes ramassent vos dons et les sortent de la région, (…) principalement à Montréal où ils sont revendus».

On parle déjà d’une pénurie appréhendée des dons envers les neuf églises et le comptoir Dépanne-Tout, de Sainte-Thérèse, ainsi que Recyc-dons, à Sainte-Anne-des-Plaines.

«Rien ne justifie que nous ne puissions garder chez nous ce qui vient de chez nous», d’alléguer les responsables qui s’inquiètent de voir les citoyens donner leurs vieux vêtements sans se douter de leur destination, toujours montréalaise et parfois très commerciale.

Et pourquoi serait-ce mieux chez nous qu’ailleurs?

Parce qu’en plus de trier et redistribuer les vêtements aux démunis de la paroisse, les bénévoles utilisent l’argent de la revente pour soutenir les familles paupérisées et aussi générer des emplois stables, favorisant ainsi la réinsertion des gens en milieu de travail. La revente de meubles et de vêtements permet aussi de fournir des lunettes et des effets scolaires aux enfants, qui bénéficient également de camps de vacances grâce à cette organisation paroissiale.

Or, sans vos dons, où iront ces gens et comment feront-ils?

Il faut aussi savoir que cette intervention des bénévoles permet souvent le dépistage de diverses problématiques comme l’analphabétisme, l’isolement, la pauvreté et la violence, de rappeler Sophie Kimpton, de la paroisse Notre-Dame-de-la-Paix.

Par ailleurs, Geneviève Pineault venait témoigner du fait que l’on dénotait le même problème à Saint-Eustache, mais que, en informant les citoyens, on a vite remarqué que les gens ont recommencé à donner aux paroisses.

Selon l’étude du comité Aide matérielle, de la Table de Concertation sur la Pauvreté Thérèse-De Blainville, à propos de ces bacs qui pullulent dans la MRC, tous ces organismes avaient pignon sur rue à Montréal. Après vérification, l’on déduisait de surcroît que rien n’était remis en circulation dans notre communauté.

Rappelons, en terminant, que la Table de concertation sur la Pauvreté existe depuis 1988 dans la MRC et qu’en plus de tenir le Panier d’Épicerie Populaire, depuis 1994, son travail consiste à regrouper les organismes, encourager la collaboration en partageant ses analyses et en prenant position en leur faveur.

Voilà pourquoi ses intervenants vous incitent à donner aux deux comptoirs, ainsi que dans les neuf dépôts des paroisses. Il suffit de s’orienter sur le clocher pour trouver le bon bac de recyclage.

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