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Monsieur Coco bientôt millionnaire

(Photo Michel Chartrand)

Monsieur Coco bientôt millionnaire

Non, Monsieur Coco ne s’attend pas de gagner à Loto-Québec et son million ce ne sera pas à lui, mais plutôt pour les plus démunis qui en profitent depuis plus de treize ans déjà. Sachez que notre homme fait non seulement dans l’œuvre caritative, mais aussi écologique.

C’est une histoire qui a toutefois mal commencé pour Jacques Lévesque, ex-col bleu de la ville de Montréal, alors qu’il subissait un arrêt cardiovasculaire en 1991, le laissant complètement paralysé du côté droit. Une triple opération au cerveau lui vaudra son surnom, qu’il utilise d’emblée afin de promouvoir son action caritative.

Mais heureusement, l’ergothérapie lui permettait de réapprendre à marcher et c’est au cours de cette activité retrouvée que notre homme constate le nombre effarant de bouteilles et de canettes essaimées sur son passage, comme autant d’atomes perdus de l’hyperconsommation.

Il entreprend donc de ramasser cette pollution qu’il transformera vite en manne pour les plus démunis. Il y en a tellement, en fait, que Monsieur Coco se nantit d’un chariot pour tout recueillir au fil de ses 10 à 12 kilomètres de marche quotidienne, et ce, sept jours semaine.

«Si j’arrête de faire cet exercice, c’est l’arthrose et l’arthrite qui m’attendent», précise notre bon samaritain dont la santé nécessite cet exercice constant, en alternance avec beaucoup de repos. Quand un handicap vous fait avancer, c’est que le caractère est vigoureux.

Pour transformer son butin, il s’alliera avec la paroisse Notre-Dame-de-la-Paix, ainsi que Daniel Richer de la Boucherie Côté. Depuis ce temps, la boucherie émet des coupons à la paroisse au montant des bouteilles amassées par Monsieur Coco, laquelle les redistribue aux familles et aux personnes démunies, afin qu’elles puissent ajouter de la viande à leur panier de survie.

C’est ainsi que la paroisse parvient à offrir plus de 5 000 $ de viande par année aux démunis.

Et c’est beaucoup de travail pour notre homme, puisqu’il a aussi déjà amassé 5 300 000 goupilles de cannettes et attaches de pain qui lui ont permis de contribuer à l’achat de 150 fauteuils roulants, avec la Fondation Clermont Bonnenfant.

Laver et trier les canettes et en extraire jusqu’à 2000 goupilles par jour, constitue une grande partie du travail de celui qui prie souvent, au fil de ses longues randonnées.

Bien que son circuit recoupe Boisbriand, où il habite, l’entreprise humanitaire de Monsieur Coco compte maintenant des relais à Lantier et Fabreville, ainsi que d’est en ouest de Lorraine jusqu’à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Avec ses collaborateurs, son oeuvre s’élargit de Mont-Tremblant jusqu’à Montréal.

Avec le temps, les deux mairesses de Boisbriand lui ont offert leur appui, de même que les Fermières de Sainte-Thérèse et notre homme tenait à remercier tous ceux-là, avec une mention pour Suzanne Allard et Régis qui, comme de nombreuses personnes, se sont impliquées dans la continuelle et inlassable démarche de celui qui fêtera ses 65 ans à la fin du mois.

À la fin de l’année 2010 donc, Monsieur Coco aura amassé plus d’un million de bouteilles et cannettes.

Alors, si vous passez par Boisbriand et que vous ne voyez traîner ni cannettes ni bouteilles sur les rues, pas plus qu’autour des poubelles et dans les parcs, dites-vous que c’est un bienfait.

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