- PUBLICITÉ -
Moi aussi

Noël sans le Père Noël et la fée des étoiles

Moi aussi, je veux fêter Noël!

Pauvreté est un mot que personne n’aime. Pourtant, des familles démunies vivent dans les Basses-Laurentides, et leurs enfants, comme tous les autres, ne dédaignent pas les cadeaux.

L’organisme boisbriannais Le Relais a donc reçu, lors de la récente période des Fêtes, une trentaine d’enfants afin de leur faire vivre une fête de Noël inoubliable en présence de la fée des étoiles et du Père Noël.

Les enfants sont donc arrivés à la grande fête organisée par Le Relais, le coeur joyeux, sans trop savoir à quoi s’attendre. Accueillis par une pièce de théâtre offerte par la Ville, ils se sont ensuite fait maquiller avant de se régaler des dîners livrés par McDonald’s. Puis, le Père Noël est arrivé. «Père Noël, Père Noël, Père Noël!», ont scandé les enfants.

C’est ainsi que le Père Noël s’est mis à distribuer ses cadeaux. Enfin, pas tout à fait les siens.

Grâce à l’initiative d’un employé de IGA Daigle, un système de jumelage a été mis en place: les clients pouvaient piger une étoile portant le prénom de l’un des enfants listés au Relais, sur l’arbre de Noël placé dans le supermarché. Leur don en argent a aussi permis d’amasser 950 $ pour acheter des cartes-cadeaux destinées aux jeunes de plus de 10 ans.

Bombardier et Sears Décor ont aussi garni l’arbre de Noël en offrant respectivement 45 et 10 cadeaux. Poupées, jeux, livres, bolides téléguidés, le contenu des sacs de cadeaux a fait la joie des enfants.

Karen Wildman, qui travaille au Relais, était particulièrement fière des résultats. Elle est parvenue à glisser deux cadeaux dans chacun des sacs distribués.

Il fallait voir la tête des enfants en sortant les présents de leur sac. Surtout celle de Pascal, ébloui devant son sac lui arrivant à la hauteur des yeux.

Zachary, un garçonnet de cinq ans, a reçu des Mega Blocks, un jeu Perfection, ainsi qu’un quatre roues téléguidé. Content Zachary? «Oui, mais je voulais un fusil».Oups!

Affichant un beau père Noël sur le visage, Nesrine était bien contente de sa poupée, de sa boîte à lunch et de son coffre à bijoux rose et vert, tout en bois.

Le petit Jacob, âgé d’à peine deux ans, était trop malade pour démontrer sa joie devant son cadeau. Il a été souffrant toute l’année et a dû se faire opérer aux oreilles, raconte sa maman Lise Rousselle qui, privée de ses allocations mensuelles de 950 $ depuis juillet, a vécu un énorme stress, étant seule pour subvenir aux besoins de ses trois enfants, avec ses prestations d’aide sociale. Sans le règlement survenu le 7 décembre, elle et sa marmaille se retrouvaient à la porte du logement, le 28 décembre. C’est ça la pauvreté.

Certains développent toutefois un réseau d’entraide. C’est le cas de Mireille Bourdon, qui a quitté Montréal pour trouver un loyer moins cher, à Boisbriand. Cette mère monoparentale, que la santé défaillante empêche de travailler, vit donc de prestations d’aide sociale. Sans voiture, sa vie en région pourrait être compliquée, mais non. «On s’entraide entre voisins», dit la nouvelle Boisbriannaise, sur un ton optimiste, et bien heureuse dans sa nouvelle patrie.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top