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Mission de paix en Haïti

Les policiers blainvillois David Turcotte Thibeault et Olivier Parent ont quitté le Québec mardi dernier à destination d’Haïti.

Mission de paix en Haïti

Ils sont tous deux policiers à Blainville: David Turcotte Thibeault depuis 8 ans et son collègue Olivier Parent, depuis 7 ans. Tous deux sont âgés de 28 ans. Mardi dernier, ils ont quitté le pays, avec une vingtaine d’autres policiers du Québec, dans le cadre d’une mission de paix en Haïti. Leur séjour là‑bas durera 12 mois. Nous les avons rencontrés la veille de leur départ.

«Depuis que je sais que c’est possible, je veux partir», lance David. Même son de cloche du côté d’Olivier qui se souvient du retour d’Haïti d’un collègue, Frédéric Savoie, parti en mission de paix, en 2006. «Tout de suite, j’ai été attiré par le projet. J’ai eu la piqûre», évoque‑t‑il.

Calmes, déterminés et visiblement bien préparés, les deux hommes arboraient fièrement ce jour‑là leur casque bleu. Il faut dire que cette mission, ils en ont rêvé depuis des années. Et à quelques heures du départ de leurs collègues vers Haïti, ils ont été plusieurs à interrompre momentanément l’entrevue, dont Frédéric Savoie, afin de venir les saluer.

Formation et apprentissages

C’est en 2012, à la faveur du renouvellement de l’entente de la GRC, qui chapeaute le programme des missions de paix à l’étranger, que David et Olivier se sont portés volontaires pour une mission de paix.

Le premier, fort de son expertise au niveau des enquêtes et le second, avec pour bagage son expérience sur le plan de la patrouille communautaire. Après plusieurs mois de formation, de préparation, de cours de créole et d’apprentissages sur la culture du pays, les deux hommes ont finalement joint les 25 autres membres de leur contingent en vue du départ, le 18 février.

Là‑bas, ils rejoindront un autre collègue sur place depuis le mois d’octobre, Patrick Palardy, de la Régie de police intermunicipale Thérèse-De Blainville. «Une fois arrivés, on va passer des entrevues et, selon notre expérience, on sera envoyés à Port-au-Prince ou ailleurs dans le pays», explique David. «Peu importe ce qui va arriver, je pars avec de bonnes intentions et je garde l’esprit ouvert», affirme pour sa part son collègue.

Le contingent de David et Olivier aura pour mandat principal de mentorer les agents de la PNH (Police nationale d’Haïti) et de les assister dans leurs tâches policières et l’organisation de leur service. «Sans leur dire quoi faire, nous allons superviser leur travail», avance David, conscient de la délicatesse de la tâche, ne serait‑ce qu’en raison des nombreux autres agents qui ont défilé avant eux. N’empêche qu’il part confiant. «Les gens là‑bas aiment beaucoup les Canadiens parce qu’ils savent que nous sommes professionnels et que nous travaillons bien», opine‑t‑il.

Bien que leur contrat stipule qu’ils séjourneront en Haïti pour une période d’un an, David et Olivier espèrent revenir auprès de leur famille et amis à quelques reprises en cours de route, selon les jours de congé qui leur seront octroyés.

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