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(Photo pixabay.com)

Milieu familial: l’offre du ministère de la Famille est rejetée à 82 %

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) annonce que ses membres ont rejeté à 82 % les offres finales et globales du ministère de la Famille pour le milieu familial régi et subventionné. Une grève générale illimitée sera déclenchée à compter du 21 septembre.

Ce mandat de grève a été entériné par une majorité de 62 %. Les syndiquées ont également voté à 73 % pour la tenue d’une grève rotative, dans toutes les régions du Québec, du 1er au 18 septembre.

La présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon, salue la décision prise par ses membres en milieu familial. Les syndicats locaux affiliés à la Fédération recommandaient à leurs membres de refuser les offres finales et globales du ministère et d’attendre le 21 septembre pour déclencher leur mandat de grève générale illimitée.

«Au cours des derniers mois, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a mis de l’huile sur le feu des négociations avec les milieux familiaux. On ne se cachera pas qu’il a largement contribué à la forte mobilisation de nos membres pour une grève, malgré la situation d’urgence sanitaire. Nos membres étaient très partagées sur la question du meilleur moment pour déclencher  la grève en raison du contexte d’urgence sanitaire. Nous profiterons de l’été pour bien informer les parents sur nos revendications et nos moyens de pression», explique Mme Grenon.

Urgence d’agir

Le déclenchement de la grève générale illimitée à l’automne ne signifie pas qu’il n’y a pas urgence d’agir à court terme, fait valoir la FIPEQ-CSN.

L’organisation syndicale mentionne que les responsables en services éducatifs en milieu familial (RSE) gagnent à peine 12,42 $ l’heure et que 1 800 postes étaient à combler avant la crise de la COVID-19. En raison des départs massifs des dernières semaines, ce chiffre pourrait grimper à 3 000 en septembre.

Dans le cadre de la présente négociation, un rattrapage monétaire à 16,75 $ l’heure est demandé. Rappelons que les RSE sont sans entente collective depuis le 31 mars 2019.

«Depuis le début de la crise de la COVID-19, nos membres font tout en leur possible pour adopter les conditions gagnantes pour les tout-petits. Pourtant, malgré de belles paroles, peu de gestes concrets témoignent d’une véritable reconnaissance par Mathieu Lacombe et son gouvernement. Les Québécoises et les Québécois sont fiers de leur réseau de services éducatifs à la petite enfance et nous nous battrons pour le préserver», soutient Mme Grenon.

 

 

 

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