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Migration du merle et disparition du monarque

Le colibri roux (femelle)

Migration du merle et disparition du monarque

Question: Je ne vois plus le merle d’Amérique depuis le milieu du mois d’août. Il fréquentait ma cour et sa présence familière était une joie pour moi. Pourquoi a-t-il disparu? (S. T., Blainville)

Votre merle d’Amérique a probablement déjà commencé sa route migratoire vers le sud. Dès le déclin significatif de la luminosité, en août et en septembre, plus de 75 % des espèces d’oiseaux du Québec, dont le merle d’Amérique, entament la migration.

Cela dit, un bon nombre de merles s’attardent dans nos régions jusqu’à la fin de l’automne. Ils se nourrissent de mûres, de raisins sauvages et autres petits fruits.

Il y a même une très petite partie de la population, moins de 1 %, qui demeure avec nous en hiver. On peut les voir dégustant les fruits des sorbiers, des cormiers et des amélanchiers, souvent près d’un cours d’eau qui ne gèle pas en saison froide.

Question: J’adore les oiseaux et les papillons. Je suis préoccupé par l’absence du monarque. Je ne l’ai pas vu du tout cet été. Que se passe-t-il? (R. B. Blainville)

Il se passe effectivement un phénomène extrêmement inquiétant au sujet de ce beau papillon aux couleurs d’orange et de noir. Certaines populations de monarques connaissent une diminution de plus de 90 % dans l’est du Canada, d’après des rapports de biologistes, selon un reportage radiophonique de Radio Canada diffusé en juillet 2013.

La crise aurait débuté l’hiver dernier, au Mexique, aire de séjour du papillon. Des observations ont indiqué une baisse de près de 60 % de la population.

De plus, des volées migratoires ont été décimées par des tempêtes printanières de neige et de grêle survenues aux États-Unis, causant la mort de quelques millions de papillons.

Il faut aussi ajouter l’emploi à outrance des insecticides et pesticides par les agriculteurs industriels, tant en Amérique du Nord qu’en Amérique du Sud. Depuis plusieurs années, les écologistes lancent des appels d’alarme au sujet des effets néfastes de ces produits sur la vie animale. Le déclin considérable des populations de monarques, d’abeilles et d’hirondelles depuis cinq ans constitue un avertissement sérieux de la part de la nature.

Alerte au colibri roux

Espèce migratrice séjournant l’été dans l’ouest du Canada et des États-Unis, le colibri roux migre vers le sud en automne. Cependant, chaque année des dizaines d’individus errent vers l’est du Canada. Ainsi, un oiseau-mouche de cette espèce a été observé récemment à un abreuvoir d’une maison de Saint-Michel-des-Saints, dans la région nord de Lanaudière.

Le colibri roux se distingue du colibri à gorge rubis, la seule espèce en résidence d’été au Québec, par sa couleur rousse au dos, au ventre, à la queue et à la tête. Il étale aussi une gorge orangée qui peut paraître noire en zone d’ombre. La femelle est beaucoup plus pâle, mais montre aussi du roux sur une partie de la queue.

Des ornithologues ont émis récemment un avis de bien observer les colibris, indiquant qu’un oiseau-mouche aperçu après le 30 septembre pourrait s’avérer un colibri roux.

Le colibri roux a été observé à plusieurs reprises au Québec, notamment par des journées du mois d’octobre en Gaspésie, en Estrie, en Montérégie et autres régions du Québec.

La destination régulière du colibri roux est le Mexique, un parcours de plus de 4 000 kilomètres par rapport à son aire estivale. Il va sans dire que c’est un exploit, étant donné que ce poids plume pèse à peine 3,3 grammes.

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