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Mettre des mots sur l’autonomie

La coordonnatrice de la Maison des mots des Basses-Laurentides, Ilham Gaudreau (à droite sur la photo), accueillait les organismes de la région, dans le cadre de cette journée de visibilité. On reconnaît également Martine Mantha, coordonnatrice de la Maison populaire d’Argenteuil. (Photo Claude Desjardins)

Toutes les raisons sont bonnes… (Photo Claude Desjardins)

Mettre des mots sur l’autonomie

Semaine de l’alphabétisation populaire

On l’a répété de toutes sortes de manières, L’Alpha pop, c’est bien plus que des mots, raison pour laquelle les organismes voués à cette cause ont brandi ce thème à l’occasion de la quatrième édition de la Semaine de l’alphabétisation populaire, qui avait lieu au début du mois d’avril.

Des organismes du genre, il y en a 75 au Québec et quatre d’entre eux (la Maison des mots des Basses-Laurentides, la Maison populaire d’Argenteuil, le Groupe Alpha Laval et le Coin Alpha Saint-Jérôme) se réunissaient à Sainte-Thérèse, le mardi 2 avril, afin de se donner une visibilité et mieux faire connaître leur action auprès du public et des personnes qui peuvent bénéficier de leurs services.

Renouer avec l’écrit… et l’autonomie

Leur hôtesse et tout à la fois coordonnatrice de la Maison des mots, Ilham Gaudreau, rappelait qu’au Québec, environ 1,3 million d’adultes âgés entre 16 et 65 ans éprouvent, sur une base quotidienne, des difficultés avec la lecture, l’écriture et le calcul. Malheureusement, a-t-elle ajouté, un très faible pourcentage d’entre eux (moins de 5 %) demandent de l’aide. «Cette semaine existe pour leur donner envie de venir frapper à notre porte» , d’exprimer Mme Gaudreau.

Il serait somme toute laborieux de faire la nomenclature de tous les services offerts par les organismes en alphabétisation, sachez tout de même que le fondement de leur mission est d’accompagner les adultes qui désirent renouer avec l’écrit et, de ce fait, gagner davantage d’autonomie.

On l’a d’ailleurs bien illustré, dans le cadre d’un match d’improvisation impliquant des usagers des organismes représentés ce jour-là, le simple exercice de s’orienter dans les transports en commun ou de lire une prescription devient rudement compliqué quand on éprouve des difficultés de lecture.

«Les organismes d’alphabétisation offrent aux participants une démarche adaptée à leur réalité et leurs besoins, dans le respect de leur rythme d’apprentissage» , soulignait Ilham Gaudreau, tout en signalant que les bénéficiaires y trouvaient également un milieu de vie, puisqu’on les encourage à s’engager dans les réalisations de l’organisme. On y gagne en confiance et en autonomie, fait-on valoir.

Le PACTE

Bien entendu, pour assurer la pérennité de leurs actions, les organismes réunis sous la bannière du Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) ont besoin du soutien de l’État et ont salué unanimement l’annonce récente du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) du Québec, Jean-François Roberge, de bonifier de 1,1 million de dollars l’enveloppe budgétaire du Programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation (PACTE), une mesure qui profitera à quelque 201 organismes communautaires, dont ceux qui font partie du RGPAQ.

«Nous nous réjouissons de la hausse de nos subventions de base et nous réclamons maintenant que soit assurée leur indexation annuelle» , de poursuivre la coordonnatrice de la Maison des mots, indiquant du même souffle que les organismes sont confiants d’obtenir gain de cause, dans la mesure où le ministre Roberge s’y était déjà montré favorable. Comme le MEES procède actuellement à la révision du cadre normatif du PACTE (un programme créé en 2003-2004), on s’attend à être fixé avant le 1er juillet de cette année.

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