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Marche des peuples pour la Terre Mère: fin d’un long périple de Cacouna à Kanesatake

Après être partis de Cacouna le 10 mai

Marche des peuples pour la Terre Mère: fin d’un long périple de Cacouna à Kanesatake

Après avoir porté leurs pas sur quelque 700 kilomètres à travers le Québec, le groupe formant la Marche des peuples pour la Terre Mère est arrivé, mardi dernier, dans les Basses-Laurentides, pour ensuite mettre le point final à leur parcours à Kanesatake, ce samedi 14 juin.

Mardi soir, ils se sont arrêtés dans le secteur de Saint-Janvier, à Mirabel, où ils avaient convié médias et élus de la région afin de leur parler de leur lutte contre les énergies fossiles, plus précisément contre les oléoducs d’Enbridge et de TransCanada. Les élus brillaient par leur absence.

De 25 marcheurs qu’ils étaient au départ de Cacouna, le 10 mai dernier, près d’une quarantaine ont en cours de route formé les rangs du groupe qui s’est arrêté dans plusieurs municipalités où ils souhaitaient sensibiliser les citoyens à la menace que représentent pour le Québec les projets des deux compagnies pétrolières albertaines.

«On ne pensait pas que ça marcherait à ce point‑là. Lorsqu’on a démarré le projet, à peine trois à quatre personnes s’y impliquaient», a confié Jean Léger, l’un des principaux organisateurs du périple.

Selon ses dires, les participants ont été bien accueillis dans toutes les municipalités où ils sont passés à l’exception de quelques-unes, comme Champlain, qui leur ont clairement signifié de contourner leur chemin. D’autres les ont appuyés et ont même pris position publiquement, comme Saint‑Sulpice.

Partout où ils se sont arrêtés, les marcheurs ont rappelé aux citoyens qu’ils disposaient d’un pouvoir d’action: «Dire: vous ne rentrez pas chez nous, ça se fait maintenant!»

Tout au long de leur parcours, les marcheurs ont trouvé des citoyens prêts à appuyer leur cause. C’est le cas de Normand Beaudin, un homme de Saint-Jérôme qui a décidé de leur prêter main-forte. Il a ramassé de l’argent et a aidé les organisateurs à dénicher nourriture et abris pour leur dernière destination. «Je pense qu’il faut se tourner vers l’économie verte, alors je fais mon petit bonhomme de chemin», a dit le Jérômien.

Du côté des marcheurs, les 30 jours de marche n’ont fait que renforcer leur détermination à lutter contre ce qu’ils considèrent inacceptable. Mardi soir, leur énergie était à son comble. Leurs visages illuminés laissaient transparaître un esprit de solidarité que rien ne pouvait altérer, pas même les vents et la pluie sur leur chemin.

En prenant part à cette longue marche, Michaël Rioux, de Trois-Pistoles, tenait à avertir les gens de la menace qui pèse sur le Parc marin, situé le long du fleuve, reconnu sur la planète pour sa diversité marine. «Si le projet de TransCanada (de port pétrolier à Cacouna) se fait, c’est la fin du beluga», a‑t‑il averti.

Pour Nicolas Ouellet, un résidant de Saint-Joseph-du-Lac qui a fait tout le parcours, cette expérience s’est révélée très enrichissante: «On a rencontré plein de citoyens et d’élus, et on a appris des initiatives menées contre les oléoducs. On est clairement capables de bloquer ces projets, mais il est impératif que les gens se rassemblent pour prendre en main leur destin. On ne peut pas faire confiance à Harper et à Couillard pour défendre le bien commun.»

La longue marche prendra fin ce samedi 14 juin, à Kanesatake, alors que les marcheurs rencontreront les Premières Nations, aussi concernées de près par les projets des compagnies pétrolières.

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