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Maison des mots: équilibre financier incertain à long terme

La Maison des mots des Basses-Laurentides dresse un bilan équilibré de sa dernière année d’activité 2012‑2013 qui prenait fin le 30 juin dernier. Rien n’assure toutefois sa pérennité pour les années à venir puisque le gouvernement, son principal bailleur de fonds, reste sourd à sa demande de rehausser son financement comme il le fait pour l’ensemble des organismes communautaires.

C’est du moins ce qu’il ressort de l’exercice financier annuel déposé lors de l’assemblée générale annuelle du 28 octobre dernier. Le président de l’organisme, Paul Arseneault, déplore d’ailleurs cette situation qui perdure.

À l’heure actuelle, la Maison des mots des Basses-Laurentides reçoit une subvention du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) s’établissant à 105 939 $. Depuis cinq ans, l’organisme perçoit annuellement la même somme, alors qu’il s’agit de celle prévue dans l’entente triennale qui devait prendre fin en 2010. Au terme de ce plan triennal, l’aide accordée par le MELS devait être revue à la hausse. Aucun ajustement n’a été fait.

Cette situation force l’organisme à cogner aux portes de donateurs extérieurs, notamment auprès de Centraide qui a déjà son lot de demandes d’aide financière. Elle a d’ailleurs coupé de 2 000 $ son aide à la Maison des mots pour l’année en cours, lui allouant 8 000 $ au lieu de la somme de 10 000 $ à laquelle elle était habituée.

L’organisme est parvenu à terminer son année financière avec un surplus financier de 863 $, mais grâce à l’économie de salaire procurée par le départ avant terme de la personne qui remplaçait la coordonnatrice Ilham Gaudreault durant son congé de maladie qui prendra fin en décembre.

Le président Arsenault estime qu’il faut sonner la cloche. «Il faut que le MELS reconnaisse l’alphabétisation comme étant une priorité et finance les organismes dont c’est la mission. Il faut qu’il augmente sa part de 105 000 $ à 140 000 $. Le surplus que nous recevons de l’extérieur ne sera pas éternel et cela peut changer très rapidement. L’organisme Centraide est lui‑même à la merci de l’argent qu’il amasse», soutient‑il.

En ce moment, l’organisme dispose tout de même d’une marge de manœuvre. L’exercice financier indique une somme de 54 670 $ dans la colonne des actifs nets, ce qui est considérable pour un organisme communautaire.

M. Arsenault l’admet, tout en soulignant qu’il s’agit d’une réserve face à un avenir imprévisible. L’organisme envisage d’investir 15 000 $ dans un programme d’intervention professionnelle l’an prochain. Si l’organisme veut mener à bien sa mission, il lui faut offrir des services adéquats, plaide le président.

La somme de 30 000 $ restante serait alors considérée comme une réserve normale par les bailleurs de fonds, alors que le surplus actuel en freine certains comme Centraide, qui n’admet que 30 % de réserve aux organismes qu’elle soutient.

Pour M. Arsenault, il est clair que le surplus de l’organisme n’assurera pas sa pérennité à long terme et que le gouvernement doit réviser à la hausse son appui financier aux organismes communautaires.

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