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Maison des mots

En incitant membres et bénévoles à créer une histoire à partir d’images

Maison des mots, Alphabétisation: enseigner différemment

Profitant de la Journée de l’alphabétisation familiale qui se tenait le 27 janvier, la Maison des mots des Basses-Laurentides, à Sainte-Thérèse, a tenu une activité de création collective afin d’attirer l’attention sur la pertinence d’enseigner différemment aux personnes souffrant d’un problème d’analphabétisme.

Membres et bénévoles devaient écrire un petit bout d’histoire à partir d’une image collée sur un immense carton, que chacun complétait tour à tour, au gré de son imagination.

«Ce projet nous permettra de créer un grand livre regroupant les dix histoires collectives qui auront été créées grâce à l’imagination de tous et chacun: une empreinte dans l’histoire de la Maison des mots», d’expliquer la coordonnatrice de la Maison des mots, Carolyne Saint-Pierre, quelques minutes avant le début de l’activité.

Pour celle-ci, mettre fin à l’analphabétisme est urgent, surtout dans un contexte où presque tout se transige dorénavant sur Internet, où savoir lire et écrire est essentiel. Sans parler que le marché du travail exige une main-d’œuvre possédant des qualifications de plus en plus spécifiques.

La Maison des mots s’est justement donné le mandat d’outiller ces personnes souffrant d’analphabétisme au point d’en être handicapées dans leur vie de tous les jours. Mais l’organisme n’y parvient pas aussi bien qu’il le voudrait.

«Malgré l’énergie et la créativité déployées, il est difficile de répondre à la mission actuelle, à l’ensemble des besoins exprimés par nos membres», rappelle Carolyne Saint-Pierre. Le problème? L’argent qui ne suffit pas pour mettre en place des programmes adéquats pour faciliter l’apprentissage et offrir le matériel nécessaire.

Actuellement, des gens attendent pour prendre part aux activités de l’organisme. Le manque d’argent force aussi la direction de la Maison des mots à chercher elle-même du financement.

La coordonnatrice souhaite vivement que soit bientôt adopté le projet de loi C-376, qui imposerait des normes sur l’apprentissage du français. Cette loi, croit-elle, faciliterait l’obtention de subventions pour les organismes luttant contre l’analphabétisme.

En attendant, l’organisme de Sainte-Thérèse reçoit quelques appuis notables, dont celui du député néo-démocrate du comté de Marc-Aurèle-Fortin, Alain Giguère.

De passage au centre, celui-ci s’est prêté à l’exercice de création durant quelques minutes. La cause de l’analphabétisme le touche, dit-il. «Elles sont un peu magiques, ces organisations. Les commissions scolaires font un bon travail, mais il y a une clientèle qui leur échappe», a lancé spontanément le député, juste avant de quitter les lieux.

Juste avant, celui qui se dit dyslexique indiquait qu’il s’y connaissait bien en matière de difficultés d’apprentissage. «Quand j’écris vite, c’est illisible. J’inverse les syllabes. En verlan, je serais merveilleux», ironise le député, qui a complété deux baccalauréats et un certificat avant de devenir avocat fiscaliste.

Mais il a dû développer une stratégie afin de réussir ses études et pour que ça passe inaperçu: «J’identifie mes concepts d’argumentation, je les intègre dans un plan, je soigne ma calligraphie, je structure mon idée et le texte est excellent.»

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