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L’UPA des Plaines s’oppose au projet

(Photo Yves Déry)

L’UPA des Plaines s’oppose au projet

Projet de dézonage agricole à Sainte-Anne-des-Plaines

Alors que le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau, continue d’aller de l’avant avec son projet d’exclusion de 94 hectares de terres agricoles (voir autre texte), le Syndicat de l’UPA des Plaines, par la voix de son président, Alain Desjardins, a clairement manifesté son opposition au projet.

«À première vue, ce projet va totalement à l’encontre de nos valeurs et il nous semble illogique. Ce n’est pas parce qu’il y a eu une mauvaise gestion des finances de la Ville par le passé que c’est correct, aujourd’hui, de sacrifier des terres agricoles et des forêts», a plaidé ce dernier.

En réaction à l’article publié dans la Voix des Mille-Îles, le 12 janvier dernier, M. Desjardins réfute les propos de M. Charbonneau voulant que l’UPA aurait été consultée pour s’assurer que la zone touchée était de moindre impact. «Non seulement l’UPA n’a pas été consultée, mais de laisser entendre qu’elle aurait donné son accord relève de la désinformation. Il existe un processus formel de représentation auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et c’est à l’intérieur de ce processus que l’UPA fera entendre sa position sur ce projet», a-t-il fait savoir avant d’ajouter: «Je ne vais pas ici dévoiler notre défense. Mais je peux vous dire qu’on prend ce dossier très au sérieux.»

Le jardin de la région

Poursuivant, M. Desjardins déplore le fait que le maire prétende que l’exclusion de 94 hectares ne représente que 1 % du territoire total de la municipalité. «Il n’en demeure pas moins que cela représente l’équivalent de 188 terrains de football dans un contexte où moins de 2 % de la superficie du Québec est cultivable. Le territoire de Sainte-Anne-des-Plaines constitue le jardin de la région. Si l’avenir de la Ville passe nécessairement par son développement industriel et commercial, comme le prétend l’administration municipale, il est étonnant de constater que 60 % de la superficie demandée serait consacrée au développement résidentiel. Cela nous oblige à une analyse rigoureuse quant à la réelle pertinence du projet», prévient-il.

En plus des préoccupations de zonage et d’aménagement du territoire, l’UPA questionne également les impacts environnementaux sur la qualité de l’eau ainsi que sur la capacité des infrastructures de la Ville à traiter les rejets additionnels qui seront occasionnés par ce projet.

«Ce projet représente une augmentation de plus de 10 % du périmètre urbain. Le milieu agricole et les producteurs ont fait des efforts considérables au cours des dernières années afin de revitaliser le ruisseau Lacorne et d’en améliorer la qualité de l’eau. Les résultats obtenus sont significatifs. Il est de notre devoir de nous assurer que tout le travail qui a été accompli et que la contribution du milieu agricole en matière d’environnement n’ont pas été vains», a-t-il déclaré.

Mentionnons que la Ville de Sainte-Anne-des-Plaines représente 76 % de la zone agricole de la MRC de Thérèse-De Blainville et compte 61 entreprises agricoles. Le Syndicat de l’UPA des Plaines regroupe quant à lui 143 entreprises agricoles réparties sur les territoires des MRC de Thérèse-De Blainville et de Rivière-du-Nord.

 

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