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Les trois députés de la région dénoncent cette situation. Ce sont Simon Marcil, député de Mirabel, Louise Chabot, députée de Thérèse-De Blainville, et Luc Desilets, député de Rivière-des-Mille-Îles.

Loi sur la laïcité de l’État: Les bloquistes dénoncent le financement octroyé à une commission scolaire

Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, Luc Desilets, député de Rivière-des-Mille-Îles, Louise Chabot, députée de Thérèse-De Blainville et Simon Marcil, député de Mirabel, dénoncent le financement octroyé à la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) via le Programme de contestation judiciaire dans le cadre de sa contestation de la loi 21. Ils exigent que Justin Trudeau suspende ce financement.

«Je demande de nouveau et formellement à Justin Trudeau de cesser de soutenir directement ou indirectement la contestation de la loi 21 via le Programme de contestation judiciaire. Il est absolument inacceptable que l’argent des contribuables québécois serve à contester une loi adoptée démocratiquement par l’Assemblée nationale. La souveraineté et la volonté de l’Assemblée nationale doivent être respectées. Les Québécois approuvent largement cette loi ne veulent pas d’une contestation commanditée par le fédéral», a déclaré M. Blanchet.

La Commission scolaire English-Montréal relève exclusivement du gouvernement du Québec et reçoit annuellement un budget de l’ordre de 350 millions de dollars, essentiellement à partir des taxes et des impôts des Québécois. Un montant de 125 000 $ lui a été accordé dans le cadre de sa contestation judiciaire de la loi 21 contre le gouvernement du Québec par le Programme de contestation judiciaire, qui a pour mandat de fournir un appui financier à des organisation ayant peu de moyens.

«La CSEM ne répond pas aux critères d’admissibilité du programme fédéral. Clairement, elle ne se qualifie pas pour bénéficier de ce soutien financier. Le gouvernement Trudeau ne doit pas se cacher derrière le mot ‘’indépendant’’. Il a lui-même créé le programme et en a établi les règles», a mentionné Luc Desilets.

«C’est tout à fait légitime que les opposants à la loi 21 la contestent s’ils le désirent. Ce qui est illégitime, c’est que le gouvernement fédéral les appuie avec l’argent des contribuables du Québec. Il y a un vaste consensus au Québec comme quoi c’est aux Québécois de faire leurs choix de société et leurs débats. Le fédéral ne doit pas s’en mêler contre la volonté des Québécois», de dire Louise Chabot.

«Le gouvernement fédéral doit se retirer d’une manière ou d’une autre de cette contestation, sinon les Québécois pourraient lui en faire payer le prix», d’ajouter Simon Marcil.

Durant la dernière campagne électorale, Justin Trudeau était resté vague quant à savoir si son gouvernement contesterait ou non la loi. Il avait en premier lieu laissé entendre qu’il ne contesterait pas la loi «pour l’instant», ce qui laissait supposer qu’il la contesterait plus tard.

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