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Lionel-Groulx: un climat sécuritaire et sain pour tous

Étaient présents à la table

Lionel-Groulx: un climat sécuritaire et sain pour tous

Tous réunis à une même table, le mercredi 2 mai, les représentants de la direction du Collège Lionel-Groulx, des Syndicats des employés de soutien, des professionnels, et des enseignantes et enseignants, ainsi que de l’Association étudiante, ont uni leur voix pour livrer un message visant à rassurer la communauté collégiale quant à un retour paisible des étudiants en classe.

Un retour éventuel, s’entend, puisqu’aucune issue ne semble poindre, alors que le conflit étudiant perdure depuis dix semaines consécutives. «Le but de ce point de presse est de démontrer que nous partageons tous la même préoccupation», indique Micheline Allard, directrice des études.

À ce stade-ci, la direction et ses employés, précise-t-on, travaillent à l’élaboration de différents scénarios de retour en classe et s’entendent pour dire que, quelles que soient les mesures de rattrapage qui seront prises, aucun compromis ne sera fait sur la qualité de la formation dispensée.

Assurant que ce point de presse a été spontanément organisé à l’initiative d’un enseignant du collège Lionel-Groulx, lui-même inspiré du message concerté du cégep de l’Outaouais, en date du 20 avril dernier, la directrice générale du collège, Monique Laurin, souhaite par ce geste éviter les heurts qui pourraient survenir au moment du retour en classe et faire en sorte de mieux encadrer les «zones fragilisées» et la fébrilité qui teintera forcément la rentrée. «Il est important de comprendre que nous allons tous vivre ensemble après», a-t-elle pointé.

Rappelons que ce point de presse s’est tenu quelques minutes à peine après que le périmètre de sécurité érigé par les policiers, à la suite d’un appel à la bombe, eût été levé. «C’est le premier matin qu’un tel évènement vient nous frapper de plein fouet», a convenu Mme Laurin. Elle a toutefois fait remarquer qu’aucune tension n’avait été enregistrée par les policiers au cours des marches et manifestations des étudiants depuis le début du conflit. «Les policiers n’ont établi aucun rapprochement entre cet appel à la bombe et le conflit étudiant et il n’y a aucune crainte à y avoir quant au climat actuel», a-t-elle assuré.

Du reste, la réponse positive et unanime des instances présentes au point de presse confirme publiquement, selon elle, la volonté de ces derniers de promouvoir le respect de la démocratie et l’importance du dialogue, afin d’assurer un climat sécuritaire et sain pour tous.

Au moment d’écrire ces lignes, la direction gardait toujours bon espoir de pouvoir élaborer un calendrier scolaire adéquat, advenant un retour en classe, pour ainsi terminer la session d’ici le 30 juin.

Position de l’association étudiante

Invités à commenter la position de leur association étudiante, les deux représentants, Émilie Binette et Nicolas Guindon, bien qu’ils reconnaissent l’importance pour les étudiants de terminer leur session, croient davantage en leur cause.

«L’enjeu va bien au-delà d’une simple session», a opiné M. Guindon. Pour l’heure, l’association étudiante demeure sur sa position, c’est-à-dire le maintien d’une grève générale illimitée jusqu’à ce que des négociations concernant la hausse des frais de scolarité soient entreprises par le gouvernement et l’ensemble des grandes associations étudiantes.

Pour le moment, aucun vote de reconduction de la grève ne figure au calendrier de l’association. 

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