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Lionel-Groulx: six bombes lacrymogènes lancées et cinq personnes arrêtées

Les manifestants ont été repoussés dans leurs derniers retranchements.

Lionel-Groulx: six bombes lacrymogènes lancées et cinq personnes arrêtées

L’atmosphère était surréaliste aux abords du Collège Lionel-Groulx, mardi matin. Devant les portes, une centaine de manifestants masqués bloquaient l’accès. Devant eux, des dizaines de professeurs et parents formaient une barrière humaine afin de les protéger.

Autour de ce monde, une ligne de policiers de la Sûreté du Québec (SQ), boucliers et casques antiémeute bien en place, se fermait tranquillement sur eux. Vers 9 h 10, un dernier ordre de quitter les lieux a été donné. Devant le refus d’obtempérer des manifestants, professeurs et parents, les policiers les ont encerclés.

Pendant ce temps, une imposante foule regardait, impuissante, les évènements  qui se déroulaient sous leurs yeux. Certains pleuraient, d’autres criaient. Parfois des voix s’élevaient: «Non à la violence! Les injonctions ne sont pas une solution!». Outre le caractère violent de l’intervention, aucun débordement ne s’est toutefois manifesté.

Dix minutes plus tard, les policiers avaient repoussé les manifestants dans leur dernier camp. Puis, soudainement, les boucliers sont tombés sur le sol et les masques ont été arrachés des visages de certains manifestants. C’est à ce moment que la bousculade s’est corsée. Au moins trois étudiants ont été jetés par terre, les mains dans le dos.

À 9 h 33, en l’espace de quelques secondes, six bombes lacrymogènes ont été lancées dans les airs par l’escouade antiémeute. Deux minutes plus tard, l’entrée du cégep était complètement libérée. Les manœuvres policières ont dès lors été entreprises afin de disperser la foule.

À 10 h 55, le sergent Martin Charron, de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville, confirmait le maintien de l’ordre, malgré la présence d’encore plusieurs dizaines de personnes à l’intersection des boulevards du Séminaire et Duquet. «Maintenant, on s’apprête à rencontrer la direction afin que les cours puissent reprendre dès aujourd’hui», a-t-il déclaré.

Son de cloche différent du côté du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep Lionel-Groulx, alors que son président, François Vervaet, visiblement ébranlé par ce qu’il venait de vivre, a soutenu «qu’aucun de mes membres n’entrera au cégep aujourd’hui».

Du côté de la direction, le directeur des communications, Yves Marcotte, a rappelé que l’intervention policière résultait de l’enquête amorcée lundi matin, à la suite de la plainte pour méfait logée auprès de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville.

Une deuxième intervention de la directrice générale Monique Laurin auprès des manifestants, mardi matin, s’étant révélée vaine, le Collège a remis la juridiction du territoire à la police. Après avoir essuyé un autre refus d’obtempérer à son tour, la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville a alors demandé l’assistance de l’escouade antiémeute de la SQ.

Au final, cinq personnes ont été arrêtées, soit quatre étudiants et un enseignant provenant d’un autre cégep.

Rappelons que l’injonction déposée en date du 8 mai dernier, en faveur de 53 étudiants. touche également 31 enseignants. Une seconde injonction, en faveur cette fois de 247 autres étudiants. doit entrer en application ce vendredi.

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