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Lino Zambito plaide coupable

Lino Zanbito

Lino Zambito plaide coupable

L'ex-administrateur d'Infrabec, Lino Zambito, a plaidé coupable, ce jeudi 26 avril, au palais de justice de Saint-Jérôme pour avoir proposé une entente à deux conseillers de l’opposition de la Ville de Boisbriand, ce qui aurait eu pour effet d’éviter la tenue d’élections en 2009. 

En octobre de cette même année, l’émission Enquête, diffusée à Radio-Canada, faisait entendre un enregistrement qui démontrait que l’entrepreneur en construction tentait de dissuader deux opposants à l’ex-mairesse de Boisbriand de se présenter aux élections. La mairesse d’alors, Sylvie Saint-Jean, et les deux conseillers municipaux, Patrick Thifault et Marlene Cordato, étaient présents à cette rencontre. Cette dernière a été élue le 1er novembre suivant.

À la suite d’une enquête, le Directeur général des élections (DGE) a émis, à l’automne 2010, un constat d’infraction à l’endroit de l’homme d’affaires qui avait d’abord plaidé non coupable. Ce constat accuse Lino Zambito d’avoir contrevenu à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités en ayant «tenté d’obtenir qu’une personne (qu’elle) s’abstienne de poser sa candidature ou retire sa candidature à un poste de membre du conseil.»

L’entrepreneur, qui a avoué sa culpabilité, devra payer une amende de 1 000 $ en plus de perdre son droit de vote aux élections municipales et provinciales pour une période de cinq ans.

Avant de déclarer faillite, en mai 2011, l’entreprise spécialisée dans les infrastructures de voirie et d’aqueduc, Infrabec, avait obtenu une majorité des contrats octroyés par la Ville de Boisbriand, entre 2004 et 2009, dont un contrat de 28 millions de dollars pour la construction de l’usine d’épuration des eaux de Boisbriand.

Tout comme l’ex-mairesse St-Jean et deux employés de firmes de génie-conseil, Lino et Giuseppe Zambito d’Infrabec ont été arrêtés par l’escouade MARTEAU, maintenant intégrée à l’Unité permanente anticorruption (UPAC), le 3 février 2011, en lien avec le scandale du contrat de l’usine d’épuration des eaux à Boisbriand. Robert Poirier, également ex-maire de Boisbriand, a été appréhendé quelques semaines plus tard.

Selon la Sûreté du Québec, ces individus étaient impliqués à divers degrés dans un système, favorisant «certaines firmes pour le partage de contrats municipaux lucratifs.» «Ce système visait aussi à fournir des avantages à certains anciens élus de la Ville de Boisbriand en échange de décisions favorables dans l’octroi de contrats», déclarait-on.

Lino Zambito devra donc, dans un avenir rapproché, faire face à des accusations criminelles, entre autres, de collusion, de fraude et d’abus de confiance dans ce dossier.

Récemment, Lino Zambito a avoué, toujours lors d’une émission d’Enquête, avoir co-organisé cinq soirées de financement pour l’ancienne ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau. 

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