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L’immigration pour contrer la pénurie de main-d’œuvre

Les entreprises de la MRC de Thérèse-De Blainville ne sont pas épargnées par la pénurie de main-d’œuvre. Dans ce contexte, l’immigration devient non seulement un enjeu d’intégration sociale et culturelle, mais également un enjeu économique.

C’est ce qu’ont fait valoir les élus et les différents acteurs du milieu rassemblés le mardi 6 novembre, dans le cadre de la Semaine québécoise des rencontres interculturelles.

Selon le recensement de 2016, 7,5 % de la population de la MRC de Thérèse-De Blainville se définit comme immigrante, ce qui représente pas moins de 11 785 citoyens. «Ces personnes proviennent de partout en Amérique, de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie. Ces gens qui arrivent enrichissent nos communautés et contribuent à notre diversité» , souligne le préfet de la MRC et maire de Blainville, Richard Perreault.

Or, sur le territoire de Thérèse-De Blainville, comme dans bien d’autres régions du Québec, le nombre de postes à pourvoir et les besoins pour du personnel qualifié sont à la hausse. Déjà, en 2013, une étude menée par Emploi-Québec Laurentides auprès des entreprises et industries de la région révélait que 10 % d’entre elles avaient fait appel à des immigrants pour combler leurs besoins. «Ce défi d’intégration des immigrants à notre société et à notre économie, nous devons le relever» , estime M. Perreault.

Cap vers l’emploi

Et pour ce faire, la MRC mise sur la concertation. D’ailleurs, les intervenants des milieux économique, scolaire et communautaire sont déjà en mode solution. Le programme Cap vers l’emploi, qui a été lancé l’été dernier et qui vise à favoriser l’intégration des travailleurs immigrants, est un bel exemple de cette mobilisation.

La directrice de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (CCITB), Cynthia Kabis, explique que des formations sont offertes aux employeurs participants afin de les outiller et de les sensibiliser aux principes de gestion de la diversité en entreprise. Ceux-ci sont par la suite invités à prendre part à des journées d’appariement, au cours desquelles ils rencontrent des candidats immigrants et effectuent des entrevues éclair.

Mme Kabis précise que les deux premières journées d’appariement tenues cet automne ont rassemblé dix entreprises et que dix autres se joindront au programme prochainement. «À ce jour, 65 entrevues ont été effectuées et une dizaine d’embauches ont été confirmées» , dit-elle, tout en précisant que ce nombre pourrait augmenter.

S’il se réjouit des différentes initiatives mises de l’avant en lien avec la pénurie de main-d’œuvre, le président d’ABL Immigration, Alain Marginean, rappelle qu’une intégration réussie passe également par l’ouverture, la qualité de l’accueil, la francisation et les services publics offerts. Dans ce contexte, il estime primordial de favoriser un «vivre ensemble» de qualité. «Le chantier est devant nous» , affirme-t-il.

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