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L’homme dans tous ses états: l’homo Modernus #6: René Bérubé

L’homo Modernus #6: René Bérubé.

L’homme dans tous ses états: l’homo Modernus #6: René Bérubé

ÂGE: 74 ANS
LIEU DE RÉSIDENCE: SAINT-EUSTACHE

René Bérubé est un homme heureux. Heureux parce qu’il se sait aimé, parce qu’il aime et aussi parce qu’il a accompli ce qu’il avait à faire dans sa vie. «S’il me reste des rêves? Mais bien sûr. Je rêve d’avoir la santé, pour ma femme surtout, mes enfants, et ma famille.»

Cet ancien opérateur de machinerie lourde est parti, alors qu’il était âgé dans la jeune quarantaine, avec femme et enfants, dans le Bas-du-Fleuve, pour y planter les jalons de son premier magasin de musique. «On est resté là-bas environ sept ans», précise René Bérubé.

Quelques magasins de musique plus tard, la petite famille déménage à Gatineau, où elle assiste à l’inauguration d’un autre commerce de musique. «Par la suite, je l’ai vendu et là, j’ai pris une année de repos durant laquelle j’ai sillonné le Canada avec ma femme et mon fils. Je crois qu’à ce moment-là, je recherchais un petit coin pour m’y établir. Lorsque nous sommes revenus à Sainte-Thérèse, j’avais 55 ans.»

Pendant ces années au cours desquelles René s’expatrie, il ne voit pas le temps qui s’écoule, absorbé entre son travail, sa famille, et son quotidien.

«Lorsque j’ai eu 55 ans, je me suis vu dans le miroir tel que j’étais, avec ma peau qui avait vieilli et là, je me suis dit: wow! J’ai pris le temps de me regarder et j’ai vu la vieillesse qui s’en venait», se souvient René.

Famille pour toujours

Sa famille aura toujours été sa priorité dans la vie, le noyau central dans son cœur, affirmera le septuagénaire à de nombreuses reprises au cours de cette rencontre.

Père strict, mais juste, il n’aura jamais puni ses enfants sans leur expliquer la cause d’une pénitence.

Grand-père de trois petits-enfants, l’amour qu’il voue à ces derniers fait écho à celui qu’il éprouve pour sa femme et ses enfants.

«Je les aime comme mes propres enfants. La famille, c’est tellement essentiel, confesse-t-il. Moi, j’ai de la chance, j’ai la plus belle vie qu’un homme pourrait avoir. J’ai les miens autour de moi qui sont toujours présents.»

Regard sur le couple

«Vous savez, les couples qui se séparent c’est en partie parce qu’ils manquent de respect et de bon vouloir l’un envers l’autre», pense René.

Marié à 23 ans à sa femme de 17 ans, René confirme qu’il l’a épousée pour la vie. Éduqué dans le respect et la considération de son prochain, ce dernier a inculqué ce code moral à ses propres enfants qui devaient s’y conformer.

«J’ai grandi avec la notion de civilité entre les gens. Même si mon épouse et moi avons des caractères différents, nous sommes toujours restés mutuellement compréhensifs et polis», analyse-t-il.

Aussi, rappelle-t-il, vaut mieux aller «jongler» ailleurs quelques heures, quand les époux sont en désaccord ou qu’ils vivent des tensions. «Je n’ai jamais eu de chicane avec ma femme, du genre à s’arracher les cheveux. J’adore toujours ma femme, et ce, après 50 ans de mariage. Mais je ne l’ai jamais tenue pour acquise», déclare René avec sérieux.

Sagesse?

Pour l’Eustachois, le manque de maturité pourrait aussi expliquer l’éclatement des mariages ou des unions. «La religion nous obligeait à être matures plus tôt, poursuit René. Aujourd’hui, il n’y a plus de religion et, dès qu’un couple se fâche, soit on va prendre un coup, soit on part trouver quelqu’un d’autre. Peut-être suis-je dans le champ, mais si les jeunes se traitaient avec un peu plus d’égards, peut-être que… Mais immanquablement, la discussion et le respect doivent se trouver au premier plan dans le couple.»

Collectivité

Saint-Eustache a évolué en 20 ans, note René, et à bien des aspects. La ville est davantage entretenue, elle a embelli et sa culture est florissante.

«Je crois que l’immigration a aidé à cela, pense René. Depuis quatre ou cinq ans, j’observe plus de communication entre les gens. On trouve davantage de moyens pour se parler. Et c’est bien ça, vraiment bien», termine notre dernier panéliste en caressant son chien.

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