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L’homme dans tous ses états: l’Homo Modernus #5: Jean-Luc Monfrais

L’Homo Modernus #5: Jean‑Luc Monfrais. 

L’homme dans tous ses états: l’Homo Modernus #5: Jean-Luc Monfrais

ÂGE: 65 ANS
LIEU DE RÉSIDENCE: BLAINVILLE

Pour Jean‑Luc Monfrais, la jeunesse est inextricablement mêlée à la symbolique de Mai 68, en France, puisque c’est son époque: l’histoire d’un jeune étudiant en médecine. C’est aussi l’engagement (le sien) au sein de comités paritaires, de groupes de réflexion, de la réforme des hôpitaux.

«Si on veut changer le monde, il faut changer soi‑même. Et si on ne veut pas d’un système, on en fait d’autres», énonce‑t‑il sereinement.

Ces paroles nous viennent de notre avant-dernier panéliste, anesthésiste à l’Hôpital de Saint-Eustache et photographe médical chez PixMedica.

Quarante‑cinq ans plus tard, le monsieur n’a guère changé. Il demeure toujours engagé, mais cette fois au sein du comité exécutif de l’hôpital où il travaille.

Diplômé de l’école de médecine à 27 ans, il travaillera sept ans comme médecin avant d’entreprendre cinq années d’études supplémentaires pour devenir anesthésiste, pour un grand total de 38 ans de métier.

«Oui, les techniques et protocoles ont changé, évolué. Le plus spectaculaire, à mes yeux, demeure la relation entre le médecin et le malade. Il y a 50 ans, un médecin était placé sur un piédestal. Quand il disait quelque chose, on faisait ce qu’il demandait. Mais il y avait là un défaut majeur, chez le patient: sa non-participation aux soins. Maintenant, les gens ont accès à de l’information et ils savent à quoi s’attendre. Ils questionnent et participent. Cependant, en n’étant pas médecins, ils n’arrivent pas à faire la part des choses, ce qui peut compliquer la donne parfois.»

Relations entre hommes et femmes

Jean-Luc ne s’en cache pas. Il demeure étonné du nombre d’hommes qui demandent, voire sollicitent l’assentiment de leur compagne. «On dirait qu’ils demandent l’autorisation à leur maman», soutient Jean‑Luc.

La féminisation de l’enseignement aura eu un impact sur les garçons, croit l’anesthésiste. «La négation de l’identité des hommes, comme se taper dessus, est une forme de castration psychologique. Heureusement, les gens prennent conscience de ce qui se passe», indique Jean‑Luc Monfrais qui constate un clash entre les couples formés de gens âgés de 30‑40 ans et ceux de 40‑50 ans, les plus jeunes affichant des modèles plus égalitaires. «On voit arriver des couples de plus en plus équilibrés», dit‑il.

La ville qu’il a choisie

Vivant à Blainville depuis maintenant neuf ans, Jean‑Luc nous confirme que le paysage a bien changé. De la rue où il a emménagé au petit bois où il faisait sa course, Blainville a évolué au fil du temps.

«J’adore Blainville, affirme ce père de cinq enfants, dont l’âge s’échelonne de 14 à 37 ans. Lorsque j’étais en poste à Sorel, je n’ai pas eu de déclic pour cette ville, même si j’ai visité plusieurs maisons. Résultat, j’ai fait l’aller-retour pendant cinq ans. Blainville est une ville très ouverte sur le développement, le sport, la famille.»

Notion citoyenne

Né d’un père médecin et d’une mère infirmière de bloc, Jean‑Luc Monfrais a grandi dans une petite ville de 5 000 habitants, en Normandie. Très tôt, il a vu ses parents s’impliquer dans leur petite commune.

«Ma mère s’occupait de la Maison des jeunes, des aînés, des scouts, relate‑t‑il. Pour moi, l’avenir d’une ville, c’est aussi la création d’évènements, car avec elle se construit la solidarité entre les voisins. Ici, dans ma rue, tous les voisins se connaissent et l’entraide est existante.»

Ainsi, pour le médecin, l’avenir d’une région passe au travers de ses lieux, de son réseau routier, de son esprit culturel, sportif: «Tout ce qui tisse les liens renforce et dynamise les gens entre eux.»

Et demain?

L’avenir est synonyme de réseautage, avec comme avantage une connexion sans rapport de force et un lien entre tous.

«Dans le réseau, il n’y pas de chef. Vous savez, le grand ennemi, c’est le contrôle. Aujourd’hui, trop de lois tiennent la loi», cite celui qui a été à l’origine d’une importante structure pour les soins palliatifs en France et de laquelle quelques milliers de personnes en bénéficient toujours. 

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