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Un groupe de travailleurs de la santé et des services sociaux, lors du rassemblement tenu à Lachute le 12 juin.

«L’heure est aux solutions», clament les représentants syndicaux

Le vendredi 12 juin, partout au Québec, les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux se sont rassemblés devant leur établissement, en appui à leur comité de négociation qui tente de conclure une entente pour le renouvellement de la convention collective. Pour ces milliers de salariés, au coeur de la crise de la COVID-19, ces négociations doivent permettre de donner un coup de barre important pour assurer la pérennité des services publics, estiment les représentants syndicaux.

«Ça ne devrait pas être une surprise pour personne de constater, par exemple, que le personnel en CHSLD est anormalement surchargé parce que les établissements n’attirent plus la relève ni ne retiennent les plus expérimentés. Le premier ministre fait mine de découvrir que les préposés aux bénéficiaires ne sont pas payés à leur juste valeur, alors que nous réclamons des correctifs salariaux en vertu de la Loi sur l’équité salariale depuis des années ainsi que pour les auxiliaires aux services de santé et sociaux. Malgré les déclarations du premier ministre, aux tables de discussions, le Conseil du trésor s’entête toujours à ne pas vouloir régler les plaintes de maintien de l’équité salariale. Or, ce n’est pas avec des primes qu’on va régler ce problème: il va falloir leur donner le bon taux de salaire en phase avec la valeur de ces emplois. Pour nous, c’est incontournable. Il y a urgence d’agir pour rebâtir nos services publics», fait valoir le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux – CSN (STTLSSS – CSN), Dominic Presseault.

Les négociations sont en cours actuellement tant à la table dite centrale avec le Conseil du trésor, sur les enjeux salariaux, qu’avec les représentants patronaux des établissements à la table dite sectorielle.

«Pour le personnel du réseau public de la santé et des services sociaux, nous portons des demandes qui amélioreront le quotidien et la qualité de vie au travail dans les établissements. Par exemple, en santé et en sécurité du travail, il y a urgence de trouver des solutions pour mieux prévenir les dangers à la source et mieux protéger tout le monde. Le réseau public de la santé et des services sociaux est un des secteurs d’activité où on déplore le plus d’accidents de travail et de maladies professionnelles et pourtant les mécanismes de prévention ne sont pas équivalents à ceux qui existent dans d’autres milieux très à risque, ajoute Luce Melançon, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). De plus, nous souhaitons nous attaquer aux surcharges de travail, notamment en assurant un nombre suffisant de personnel en tout temps. Ce sont quelques-unes des demandes ciblées que nous portons pour améliorer le quotidien des 90 000 membres de la FSSS–CSN.»

«Quant aux offres salariales, clairement, le gouvernement doit revoir sa proposition, enchaîne Frédéric Brun, vice-président du Conseil central des Laurentides. Ce qu’il nous offre actuellement, 5 % sur trois ans, c’est moins que le coût de la vie. Après des décennies à voir nos salaires réels fondre par rapport à l’inflation, nous sommes déterminés à obtenir un changement de cap. Nous n’accepterons pas des offres salariales qui ont pour effet d’appauvrir encore plus le monde. C’est d’autant plus vrai pour celles et ceux qui gagnent le moins. Cette négociation doit marquer la fin de l’appauvrissement des salariés et un règlement satisfaisant devra impérativement porter une attention particulière à la situation des plus bas salariés. C’est seulement de cette façon que nous pourrons rendre ces emplois plus attrayants pour la relève et retenir l’expertise.»

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