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Les villes des Basses-Laurentides étudient la question

Les Villes Des Basses Laurentides étudient La Question

Les villes des Basses-Laurentides étudient la question

Consommation de cannabis dans les lieux publics

À l’instar de la Ville de Saint-Jérôme et de son maire, Stéphane Maher, qui a annoncé la semaine dernière qu’il interdirait la consommation de cannabis dans les lieux publics, certaines villes des Basses-Laurentides réfléchissent à l’idée de l’imiter.

À l’instar de la Ville de Saint-Jérôme et de son maire, Stéphane Maher, qui a annoncé la semaine dernière qu’il interdirait la consommation de cannabis dans les lieux publics, certaines villes des Basses-Laurentides réfléchissent à l’idée de l’imiter.

C’est le cas notamment de Blainville, où le maire Richard Perreault a indiqué, à cinq mois de la légalisation officielle du cannabis par Ottawa, qu’il pourrait aussi être tenté d’adopter un tel règlement.

«Nous étudions sérieusement cette option. Nous travaillons en concertation avec le Service de police et tous les intervenants pour trouver la meilleure approche possible dans les circonstances» , a mentionné M. Perreault avant d’ajouter qu’il ferait connaître la position officielle de Blainville «au cours des prochaines semaines» .

À Sainte-Thérèse, la mairesse Sylvie Surprenant abonde dans le même sens que son homologue blainvillois. Elle ajoute toutefois souhaiter obtenir de Québec la latitude nécessaire pour agir.

«La Ville de Sainte-Thérèse est en réflexion quant à l’approche à adopter concernant la consommation de cannabis dans les lieux publics. Dans ce dossier de société important, nous espérons que les municipalités auront la liberté de statuer de façon autonome sur la réglementation à mettre en place sur leurs territoires respectifs.»

Pierre Charron, maire de Saint-Eustache, s’est également dit préoccupé par la légalisation du cannabis et sa consommation dans les lieux publics. Selon lui, il importe d’attendre la décision de Québec dans ce dossier.

«J’ai hâte de voir la loi québécoise. Nous allons nous ajuster» , a-t-il mentionné.

À Rosemère, Eric Westram veut entendre sa population à ce sujet et tiendra donc un forum sous peu afin de permettre aux Rosemèrois d’émettre leur opinion.

«Alors que plusieurs villes comptent appuyer leur réglementation sur la consommation de tabac, notre orientation sera la même que pour ce qui est de la consommation d’alcool en public. Quelqu’un n’a pas le droit de se promener dans la rue avec une bière à la main. Ce serait pareil pour le cannabis.»

Rappelons que les villes de Saint-Jérôme et Saint-Jean-sur-Richelieu ont déjà annoncé qu’elles interdiraient la consommation de marijuana dans les lieux publics, et ce, même si le gouvernement du Québec a laissé entendre que ce serait permis.

Les partis dans l’opposition se prononcent

Dans un communiqué de presse acheminé aux médias, le 11 janvier, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a confirmé qu’elle déposerait, lors du projet d’étude du projet de loi à cet effet, un amendement visant à interdire la consommation de cannabis dans les lieux publics sur l’ensemble du territoire québécois.

, écrit Simon Jolin-Barrette, député de Borduas et porte-parole de la CAQ en matière de justice. Si on suit la logique libérale, poursuit-il, il sera possible de fumer du pot dans les parcs d’une municipalité, mais un coin de rue plus loin, dans une autre municipalité, ça sera interdit. Quelle cohérence!»

Quant au Parti québécois, il a salué la décision du maire Maher et récemment présenté «un plan responsable» réclamant un encadrement serré du cannabis afin de mettre de l’avant la santé publique et la sécurité.

«Il est important d’appliquer une réglementation qui touche l’ensemble des municipalités du Québec, de dire Marc Bourcier, député de Saint-Jérôme. Au PQ, nous soutenons clairement que la consommation de cannabis doit être permise uniquement où la consommation d’alcool et de tabac l’est.»

M. Bourcier demande d’ailleurs à Québec d’inscrire dans la loi qu’une partie des profits sur la vente du cannabis soit versée aux municipalités «puisqu’elles auront de lourdes responsabilités» , conclut-il.

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