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Les travailleurs d’Arclin retournent au travail

La grève des employés de l’usine Arclin

Les travailleurs d’Arclin retournent au travail

Une semaine, jour pour jour, après le déclenchement de la grève, les travailleurs de l’usine Arclin, située à Sainte-Thérèse, ont mis fin au conflit en acceptant, dans une proportion de 80 %, la proposition déposée par l’employeur.

«Les employés seront en poste demain (vendredi) matin, dès 5 h 30», a confirmé la représentante syndicale, Silvy Vaudry, jeudi en fin d’après-midi, au terme d’une assemblée qui aura duré un peu plus de deux heures.

On se rappellera que l’âge de la retraite, que l’on aurait souhaité voir passer de 65 à 62 ans, était au cœur du litige. Or, bien que la proposition de l’employeur ne contienne aucun changement à ce niveau, le maintien de la prestation déterminée, c’est-à-dire une rente à vie, bonifiée au surplus de 3 $, a suffi à rallier la majorité. «On s’est battu pour garder le même régime qui, en plus, sera maintenant offert aux nouveaux employés», a indiqué Mme Vaudry. Quant à la bonification, elle fait désormais monter la rente à 56 $ par mois (auparavant 53 $), par année de service.

Autre gain en faveur des travailleurs, la considération de l’employeur de faire travailler de jour seulement les salariés qui «arrivent en fin de carrière», soit à cinq ans de leur retraite. En ce moment, tous les employés travaillent selon un horaire de sept jours, soit deux jours de jour, deux jours de congé puis trois jours de nuit. «Le travail est très dur et impardonnable et l’employeur s’en est rendu compte pendant la grève. Ça a fait une différente dans les négociations», note Mme Vaudry, faisant ici référence au fait que la production a été assurée par le personnel cadre de l’entreprise pendant la durée du conflit de travail.

Échue depuis septembre 2012, la nouvelle convention collective des quelque 31 employés de l’usine Arclin sera en vigueur jusqu’en septembre 2017.

Fuites de résine

Rappelons que l’usine Arclin a défrayé les manchettes, par le passé, en raison de fuites de résine qui avaient forcé l’évacuation des résidents limitrophes. Au moment de la plus récente fuite, survenue en 2009, les dirigeants avaient fait savoir que des améliorations étaient en cours à leur usine avec la mise en œuvre, entre autres, de l’automatisation de la production et l’installation d’un réservoir de captation.

À l’époque, la Ville de Sainte-Thérèse, de concert avec la Direction de la santé publique et l’entreprise Arclin, avait aussi rencontré les citoyens de la rue Bélanger afin de mettre au jour son plan d’intervention, si toutefois une autre fuite venait à se produire. Parmi les points à améliorer, on avait alors mentionné une meilleure prise en charge des citoyens, une communication facilitée avec eux durant l’incident (l’arrivée rapide d’un autobus pour faciliter le transport vers le lieu d’hébergement, la présence sur place d’une personne responsable des communications avec les citoyens, etc.) et un suivi rapide et rigoureux auprès des citoyens dès le lendemain de l’incident.

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