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Les syndicats de l’enseignement dénoncent l’austérité à Sainte-Thérèse

Les représentants de six syndicats de l’enseignement des Basses-Laurentides se sont adressés à leurs membres

Les syndicats de l’enseignement dénoncent l’austérité à Sainte-Thérèse

Six syndicats de l’enseignement des Basses-Laurentides, représentant des enseignants, des professionnels de même que des employés de soutien se sont réunis au Collège Lionel-Groulx, vendredi, pendant une bonne partie de la journée, pour dénoncer les compressions en éducation.

Les représentants syndicaux ont notamment rappelé que depuis quatre ans, les coupes budgétaires dans le réseau collégial ont atteint 149 millions de dollars, des coupes qui, l’ont-ils précisé, ont découlé directement de la politique d’austérité du gouvernement.

«L’objectif de ce gouvernement-là est de nous démobiliser, a mentionné Antoine Charbonneau, président du syndicat du personnel professionnel du Collège Lionel-Groulx. L’austérité n’est pas une réalité, mais un discours, a-t-il poursuivi. C’est le discours du 1 % qui en veut toujours plus. Si on laisse le gouvernement faire ce qu’il veut, c’est 40 ans de lutte qu’on balaie du revers de la main.»

Guillaume Bégin, président du syndicat des professionnels et professionnelles Laval-Rive-Nord, représente 700 employés qui œuvrent auprès de 150 000 élèves du primaire et du secondaire des commissions scolaires de la Seigneurie-des-Mille-Îles, de Laval et des Affluents. Il a rappelé qu’au cours des cinq dernières années, environ un milliard de dollars leur ont été soutirés par Québec.

«Au fil des ans, a indiqué M. Bégin, les gouvernements se sont passé le relais et ont voté successivement des budgets qui détruisent un peu plus à chaque année notre système d’éducation qui, il n’y a pas si longtemps, faisait l’envie du monde entier. Et là, il a le culot de nous dire que c’est pour le bien de nos enfants qu’il prend ces décisions.»

Des impacts majeurs

Appauvrissement du personnel de l’enseignement au plan salarial, restriction de l’accès à la retraite, augmentation des tâches, diminution importante des services aux élèves et dégradation des conditions de travail des enseignants ne sont là que quelques-uns des impacts de l’austérité sur le personnel enseignant, comme l’a expliqué Sylvie Turgeon, présidente du Syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides.

«Nous demandions un redressement salarial de 4,5 % qui correspond à l’indice des prix à la consommation depuis dix ans puisque nos augmentations de salaire au cours de cette période sont de 4,5 % inférieures à l’augmentation des prix à la consommation. Nous sommes donc déjà en perte de notre pouvoir d’achat», a mentionné Mme Turgeon.

Les syndicats ont par ailleurs réitéré leur désir de poursuivre leurs moyens de pression afin de rappeler au gouvernement qu’il est de son devoir d’offrir des services publics accessibles et de qualité à tous les citoyens.

«Le Plan économique du Québec déposé avec le budget du 26 mars, a renchéri Michel Milot, président du Syndicat des enseignants du Collège Lionel-Groulx, démontre que ce gouvernement ne croit pas au modèle québécois des cégeps et qu’il veut placer l’éducation au service de l’entrepreneuriat et non au service de la jeunesse québécoise.»

«Nous avons cette responsabilité de coordonner tous nos efforts afin d’envoyer un message clair au gouvernement, a conclu Antoine Charbonneau. Nous sommes déterminés à obtenir de bons contrats de travail pour l’ensemble des travailleurs que nous représentons pour ultimement offrir des services publics de qualité.»

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