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Les produits bios trouvent-ils leur place à l’épicerie?

Chez Metro Rosemère, on constate une augmentation réservée des ventes de fruits et légumes biologiques, passant de presque nulles au tiers du total des ventes de la section.

Les produits bios trouvent-ils leur place à l’épicerie?

Il existe une clientèle pour les produits biologiques dans la région, mais cela reste un commerce de niche.

Pour le gérant de la section des fruits et légumes du supermarché IGA Daigle de Sainte-Thérèse, Claude Labossière, la clientèle pour les produits biologiques ne cesse d’augmenter. «Nous avons amélioré notre section biologique depuis mon arrivée il y a quatre ans. D’un comptoir de quatre pieds, nous sommes passés à un comptoir de 12 pieds de long auquel nous avons ajouté un bout de table pour atteindre 14 pieds linéaires de produits biologiques», fait-il savoir.

Tenu à la variété de produits biologiques offerte par son distributeur Sobeys, il propose le plus possible des produits bios et d’ici, mais il y en a peu. Le brocoli, la laitue Iceberg en sont. Il souhaite améliorer l’offre de pommes biologiques. «J’ai développé ma clientèle et les pertes que je peux avoir sont semblables à celles de mes produits conventionnels», soutient M. Labossière.

L’assistante gérante de la section des fruits et légumes de la succursale de Boisbriand, Nathalie Desjardins, constate que sa clientèle n’est pas tournée vers les produits biologiques. Ainsi, dans sa section biologique, certains produits fonctionnent bien comme les avocats, les mangues, les carottes, les concombres, d’autres non. «Tout dépend des spéciaux et du temps de l’année», croit-elle.

Chez Metro Rosemère, on constate une augmentation réservée des ventes de fruits et légumes biologiques, passant de presque nulles au tiers du total des ventes de la section. Le gérant Philippe Larose croit que la tendance pour cette catégorie va être de plus en plus marquée. Il remarque que sa clientèle priorise les produits biologiques pour les trempettes et les aliments dont on mange la pelure.

À Sainte-Thérèse, on retrouve le supermarché santé La Moisson. Cette épicerie spécialisée propose des aliments biologiques et naturels.

La copropriétaire Marie-Claude Grohman témoigne d’un élargissement de sa clientèle et d’une augmentation de la variété de produits biologiques au cours des 20 dernières années. «Nous offrons de plus en plus de produits biologiques provenant de la région», indique-t-elle. Mme Grohman fait savoir que l’entreprise familiale a déménagé à trois reprises pour offrir une plus grande superficie à sa clientèle et que, depuis son installation sur la rue Sicard, l’épicerie a connu deux agrandissements en 8 ans.

De Montréal aux Laurentides

Cet intérêt des consommateurs pour l’alimentation biologique a pris naissance à Montréal, raconte Michel Jetté, producteur certifié biologique de tomates, concombres, poivrons et d’une trentaine d’autres produits.

Le propriétaire des Serres Michel Jetté, à Mirabel, indique qu’à ses débuts, il y a 17 ans, sa production était surtout vendue à Montréal où la clientèle pour les produits biologiques était plus grande. Aujourd’hui, il ne vend que dans la région. «Les gens sont informés et posent beaucoup de questions. Ma clientèle grandit de 10 à 12 % chaque année», fait-il savoir.

Selon lui, il manque de producteurs biologiques pour le projet d’Équiterre, Agriculture soutenue par la communauté. M. Jetté ajoute qu’il y a trois ans, il a réduit sa production pour l’augmenter à nouveau afin de concentrer sa mise en marché davantage dans la région plutôt qu’à Montréal.

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