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Les pompiers de Blainville s'impatientent

Depuis la semaine dernière

Les pompiers de Blainville s’impatientent

Sans contrat de travail depuis décembre 2011, les pompiers de Blainville s’impatientent de plus en plus. À preuve, l’apparition, la semaine dernière, de plusieurs pancartes et affiches devant les deux casernes de la municipalité, nord et sud, sur lesquelles on pouvait lire des messages qui en disent long sur le climat qui règne actuellement: «Dormez bien. Les casernes sont fermées», ou encore «Équité, oui. Intimidation, non».

Rien d’alarmant, estime le directeur du Service des communications de la Ville, Yves Meunier. Le dialogue entre les deux parties se poursuit, dit-il, «sur une base régulière», les offres sont transmises et les analyses effectuées. À preuve, ajoute-t-il, les quelque 20 rencontres survenues entre les deux parties depuis la dernière année.

Or, fait valoir M. Meunier, «les offres comportent plusieurs éléments et les implications financières sont importantes, même trop élevées par rapport aux moyens et aux engagements de la Ville». Ce dernier est d’avis que les affiches de la semaine dernière sont en fait l’expression de l’impatience des pompiers. La prochaine étape sera-t-elle la médiation? Peut-être, répond M. Meunier, «mais on n’en est pas encore là», insiste-t-il.

Les pompiers

Son de cloche évidemment différent du côté des pompiers, pour qui les demandes sont basées sur les comparables et même en deçà. «C’est un dialogue de sourds. Ils passent leur temps à faire des calculs et des vérifications. Il me semble qu’ils auraient pu se préparer. Ils savaient que notre convention venait à échéance en décembre 2011», a déploré le représentant syndical des pompiers de Blainville, Sylvain Gravel. Selon lui, au train où vont les choses, «le maire Cantin tente de s’acheter une Cadillac, mais au prix d’une Lada», image-t-il.

Parmi les points toujours en litige, la garde en caserne 24 heures par jour, ce qui impliquerait une importante hausse au chapitre des effectifs, de l’ordre d’une vingtaine de pompiers à temps plein, selon les chiffres avancés. Actuellement, les casernes sont vides de tous pompiers à compter de 23 h, à tous les soirs et jusqu’au lendemain matin.

L’équité pour les pompiers est l’autre volet litigieux de la négociation. «Nous voulons être considérés et traités comme les autres employés municipaux, avec fonds de retraite et journées de maladie payées. Les employés du Parc équestre sont devenus municipaux, alors c’est quoi la différence avec nous?» soulève M. Gravel qui compte parmi les 22 pompiers à temps plein à l’emploi de Blainville.

Au surplus, M. Gravel déplore le climat qui règne actuellement dans les casernes de Blainville, alors qu’au moins deux pompiers, dont lui-même, ont récemment été suspendus pour langage grossier.

Au moment de mettre sous presse, aucune prochaine rencontre n’était prévue entre les deux parties.

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