- PUBLICITÉ -
Les policiers de Mirabel surveillent les plaques d’immatriculation

(Photo Yves Déry)

Les policiers de Mirabel surveillent les plaques d’immatriculation

Nouvelle technologie

Attention, résidants de Mirabel et des environs. Depuis une semaine, le Service de police de Mirabel a les plaques d’immatriculation de vos automobiles à l’œil. Grâce aux avancements technologiques, saviez-vous qu’il est désormais possible de capter le numéro des plaques à bonne distance?

Lors d’un récent point de presse tenu au poste de police de Mirabel, le préventeur-relationniste communautaire et affaires publiques Pierre Morel a présenté cette nouvelle technologie.

«Présentement en fonction sur un véhicule patrouille du Service de police, cet appareil permet de déterminer en quelques secondes seulement si l’immatriculation d’un véhicule et le permis de conduire du propriétaire sont en règle», explique l’agent de police.

Acquis au coût de 30 000 $, cet appareil permettra au Service de police d’augmenter la surveillance des plaques et des permis de conduire sur les automobiles. En effet, l’appareil étant combiné à un programme de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), si la plaque ou le permis de conduire, une fois capté par la caméra de surveillance, n’est pas valide, l’écran de l’ordinateur du patrouilleur va s’afficher en rouge. Toutefois, une vérification devra être faite par le policier avant de donner une contravention à l’éventuel conducteur fautif.

«Le système de reconnaissance des plaques d’immatriculation est entièrement autonome et il effectue la lecture des plaques dans un périmètre établi. Cette action se réalise lors de la patrouille régulière et normale des agents, sans que le policier ait à prendre de disposition particulière. L’appareil émet un signal sonore prévenant le policier de la présence d’un véhicule routier non conforme et affiche la photo du véhicule ainsi que la plaque d’immatriculation ciblée», décrit Pierre Morel.

Avec cette nouvelle technologie, les policiers peuvent capter 3 000 plaques par jour. Déjà, en moins de trois journées d’utilisation, les policiers de Mirabel avaient émis 20 contraventions. Des billets pouvant aller de 100 $ à 400 $ selon l’infraction. «Certaines études démontrent que dans 17 % des collisions mortelles, le conducteur a un permis de conduire suspendu ou révoqué. Les mêmes études démontrent que 75 % des conducteurs dont le permis de conduire a été suspendu ou révoqué continuent de conduire et qu’ils estiment qu’ils ont peu de chance d’être interceptés», ajoute le policier.

Sans cette technologie, les policiers doivent entrer à la main le numéro de plaque d’un véhicule afin de vérifier si le dossier est conforme. Cette procédure réduit le nombre de validations dans une journée. «Au Québec, plus de 4 800 000 plaques d’immatriculation sont reliées à une infraction possible. Il peut s’agir de la plaque d’immatriculation du propriétaire d’un véhicule dont le permis de conduire est sanctionné au Code criminel, d’un véhicule non autorisé à circuler sur le réseau routier ou encore d’un apprenti conducteur qui doit être accompagné», ajoute Pierre Morel.

Les deux caméras sont installées à l’arrière de l’auto-patrouille. L’ensemble des agents peut utiliser cette technologie. Aucune certification n’est nécessaire, contrairement à l’utilisation du radar. «Le Service de police de Mirabel est le premier corps de police à utiliser cette technologie dans les Laurentides», de conclure Pierre Morel.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top