- PUBLICITÉ -
Rosemère, parc Charbonneau, résidants, non-résidants,

Le parc Charbonneau, comme tous les autres parcs, est un espace public qui doit demeurer accessible à tous. (Photo Claude Desjardins)

Les parcs doivent être ouverts à tout le monde

À Rosemère comme ailleurs

Il semble que les installations de loisirs que l’on retrouve dans les parcs rosemérois soient à ce point victimes de leur succès que certains en viennent à se demander s’il ne faudrait pas en restreindre l’accès aux seuls résidants de la municipalité.

Un citoyen a justement posé la question, lors de la séance du conseil du 8 mars, en ciblant notamment le planchodrome du parc Charbonneau. D’autres pointeront plutôt vers les patinoires, ou encore les installations qui seront bientôt disponibles au nouveau chalet du même parc, ce printemps. Chaque fois la question demeure la même : peut-on interdire aux résidants des autre villes l’accès à un parc municipal et les équipements qui s’y trouvent? Il semble bien que non.

«Plusieurs personnes nous ont signalé que nos installations étaient sollicitées par beaucoup de monde. La pandémie a provoqué une vague de fréquentation de nos espaces publics», a d’abord confirmé le maire Éric Westram.

Équipements subventionnés

Ce dernier expliquait du même souffle que les Villes reçoivent des subventions provenant des paliers supérieurs de gouvernements ou d’instances comme la Communauté métropolitaine de Montréal pour financer leurs infrastructures de loisirs. La plupart du temps, l’accès pour tous demeure une condition. «En refuser l’accès nous rendrait inéligibles à ce type de subvention», de préciser le maire.

Tout au plus peut-on se permettre d’intervenir dans certaines circonstances, comme ce fut le cas cet hiver, alors qu’il fallait, par exemple, restreindre le nombre d’usagers sur les patinoires extérieures, afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur. «Quand il y avait beaucoup de gens, on demandait aux non-résidants de quitter», de dire M. Westram.

Sinon, on peut opter pour des mesures visant à décourager les visiteurs. On l’a fait, d’ailleurs, en décembre dernier, en annonçant que le règlement interdisant le stationnement dans les rues, partout et en tout temps, serait rigoureusement appliqué autour du parc Charbonneau. Les espaces de stationnement donnant accès aux jeux d’eau situés devant cette portion du parc, disparaîtront aussi du paysage. «Nous allons plutôt inciter les gens à utiliser le stationnement de l’Hôtel de Ville et celui de l’aréna», avait indiqué le maire, à ce moment-là, lui qui souhaite que les gens y affluent tout autant à pied ou à vélo.

- PUBLICITÉ -

La dernière édition

- PUBLICITÉ -
Top